En souvenir

Soeur Mary Ellen Collins


"La bonté du Seigneur n’est jamais épuisée"  (Lamentations 3, 22)

Le 2 mai 2018, sœur Mary Ellen Collins,
en religion Norah Mary
est entrée chez Dieu.

Elle avait 83 ans et comptait 60 ans de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était l’aînée des trois enfants
de parents issus d’Irlande, Michael Collins et Norah Fleming.

N’ayant aucune parenté à Montréal, la famille Collins, « tricotée serrée », s’engage fortement auprès des nouveaux arrivants. Elle s’applique à tisser des liens avec les descendants irlandais. Mary Ellen  fréquente d’abord l’école élémentaire Holy Family. Après sa graduation à Saint Dominic’s High Scool, elle travaille durant quatre ans comme secrétaire. Avec une compagne de classe, elle entre au noviciat des SNJM en juillet 1956.

Sœur Norah Mary est une éducatrice née. À Mount Holy Names, St. John Fisher et St. Francis Assisi, elle enseigne surtout au niveau des première et deuxième années du primaire. Puis un grand changement survient dans sa vie : elle est transférée à Holy Names High Scool afin de remplacer une sœur dédiée aux classes commerciales. Quelle transition : du jour au lendemain, passer de Grade One à Grade Eleven! (de première à 11e année).

Par la suite, elle enseigne dans plusieurs high schools, au niveau commercial. Elle devient une des fondatrices du post secondaire « Business Centre » où elle continue à transmettre ses valeurs de travail, d’honnêteté et de professionnalisme.
Mary Ellen était reconnue comme éducatrice efficace, organisée et dévouée. Elle n’acceptait pas la « bêtise » chez ses élèves qui, d’autre part, reconnaissaient son attachement et son désir de les voir développer toutes leurs potentialités. Elle savait répondre à leurs besoins par une grande compassion.

Mary Ellen a pris sa retraite à l’âge de 65 ans  et s’est engagée dans un programme d’initiation première à la Foi, à la paroisse St. Monica. Elle aimait ses élèves et se plaisait à écouter leurs récits qu’elle partageait avec son groupe communautaire. Elle était toujours accueillante envers les visiteurs, les personnes associées et celles qui participaient à des rencontres. Elle aimait la lecture et adorait magasiner.

Directrice spirituelle accréditée au Ignatian Spirituality Centre, elle a accompagné beaucoup de groupes et a supervisé des personnes en formation. Elle fut aussi bénévole au Centre’s Library.

Un témoin rapportait récemment: « Mary Ellen est le genre de personne à qui j’aimerais ressembler à la fin de mes années de cheminement : pleine de vie, toujours engagée envers les autres, joyeuse, de bonne écoute et gardant son humour malgré la maladie. »

Mary Ellen est décédée au McGill University Health Centre (MUHC)  peu avant de célébrer son 60e anniversaire de profession religieuse, événement qu’elle anticipait avec joie. Tout au cours de son existence, sœur Mary Ellen était fascinée par les papillons --- merveilleux symbole de résurrection, de passage de la mort à la vie. De toute évidence, sa complète transformation est maintenant achevée.

Sœur Denise Rivet

"Comme le cerf cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche, Toi, mon Dieu!" (Ps 41, 2)

Le 18 août 2018, sœur Denise Rivet,
en religion M.-Thérèse-du-Sacré-Cœur,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 90 ans dont 64 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était la dernière des 5 enfants
de Rosario Rivet et de Antoinette Desbiens.

Cadette de trois garçons, Denise prend pour modèle l'aînée de la famille, sa sœur Thérèse. Elle admire ses frères aînés et surtout sa mère pour ses talents de soliste paroissiale et de cuisinière. Avec elle, elle apprend l'art culinaire et la tenue de maison. On prie en famille et l'exemple de ses parents lui donne le goût de Dieu.

Denise fréquente les écoles Baril et Stadacona et apprécie ses professeurs; les retraites scolaires annuelles l'aident à confirmer le choix qu'elle fait de se donner à Dieu. Lorsqu'elle laisse l'école, elle  travaille 2 ans comme monitrice sur les terrains de jeux de la ville de Montréal. Dans ses loisirs, elle aime promener le bébé de la voisine.

Denise entre au noviciat des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à 24 ans. Elle y rejoint une tante et sa sœur Thérèse (Antoinette-du-Rosaire) qui l'y ont précédée. A sa prise d'habit, elle reçoit le nom de Thérèse-du-Sacré-Cœur.

Dès les premières années, soeur Denise enseigne aux petits du cours primaire et plus souvent aux garçons, qu'elle aime particulièrement. Après 21 ans d'enseignement, elle est demandée auprès de ses parents âgés. Sept années de présence filiale s'écoulent où elle retrouve ses talents de maîtresse de maison, d'excellente cuisinière et peut les entourer de son affection prévenante, attentive. Elle est alors rattachée à la résidence de St-Hilaire.

Après le décès de ses parents, sœur Denise partage, pendant 31 ans, la vie fraternelle de la résidence Marie-Rose-Durocher et travaille à la maison mère, au service financier et surtout comme aide-pharmacienne.

"Bonne compagne, sœur Denise était reconnue pour son accueil discret, aimable, son sens de l'humour. Elle aimait lire la vie des saints et s'intéresser aux émissions religieuses."

A 88 ans, sœur Denise est reçue à l'infirmerie de la maison Jésus-Marie. Selon ses capacités, elle poursuit son ministère de la prière. Assez rapidement son état se détériore. Elle est prête à aller rejoindre le Sacré-Cœur qu'elle a beaucoup aimé.

Sœur Madeleine Philie

"Celui dont la puissance agit en nous est capable de faire bien au-delà de nos attentes." ( Ep.3, 20)
Le 7 août 2018, sœur Madeleine Philie,
en religion M.-Claire-de-l'Enfant-Jésus,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 93 ans dont 74 de profession religieuse.
Née à Valleyfield, Québec, elle était l'aînée des six enfants
 d'Antonio Philie et de Germaine Montpetit.

Madeleine naît un Jeudi Saint. Exceptionnellement, elle sera baptisée le lendemain. Elle grandit heureuse dans un foyer ouvert, accueillant et profondément croyant. Dès ses études terminées au Pensionnat de Valleyfield, à 17 ans, Madeleine entre au noviciat des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qu'elle connaît bien: trois de ses tantes l'y ont déjà précédée.

De son noviciat, sœur Madeleine confie: "Les années les plus difficiles de ma vie! À l'exception des heures de chant, je n'éprouve qu'ennui, dégoût et froidure douloureuse de l'esprit et du cœur." A la prise d'habit, elle reçoit le nom de Claire-de-l'Enfant-Jésus, du nom de sa sœur cadette. Après cinq ans de profession temporaire, une semaine avant l'émission de ses vœux perpétuels, son père meurt subitement à l'âge de 46 ans, laissant son épouse avec quatre enfants aux études et un bébé de neuf mois. "Aucune sollicitation de retourner au foyer ne m'a ébranlée. Un oui pour toujours à Dieu fut prononcé et offert dans la foi, et même dans un bonheur profond: celui de ne pas m'être trompée!"

Pendant les 16 premières années de sa vie religieuse, sœur Madeleine enseigne aux enfants du cours primaire ou est maîtresse de discipline dans nos Pensionnats de Ste-Émélie, Marie-Rose et Outremont. Puis elle est nommée au secrétariat général comme responsable de la "Petite Chronique" de la maison mère. Pendant 10 ans, elle appréciera particulièrement rédiger les nécrologies de nos sœurs de langue française. Après un passage au secrétariat de Longueuil, elle sert comme supérieure locale au couvent de Longueuil.

Sœur Madeleine porte au cœur un désir : celui de vivre dans une maison de prière. Elle a 57 ans lorsque son rêve prend progressivement forme, d’abord à la maison Marie-Rose puis à Beloeil, Pie IX, et surtout St-François-d'Assise. Cette dernière est une maison d'accueil où le bréviaire se prie au complet et où des temps plus longs sont réservés à l'oraison silencieuse. Sœur Madeleine est responsable locale, quelques sœurs partagent le projet. On y accueille des personnes désireuses de vivre une retraite ou des jours de détente silencieuse avec le Seigneur. Sœur Madeleine fait de l'accompagnement spirituel et s'implique au niveau paroissial.  "Mon séjour de dix-huit ans à St-François-d'Assise, m'apparaît comme un apogée de bonheur dans le cours heureux de ma longue vie religieuse."

Accueillie au Centre Marie-Rose à Longueuil, responsable du courrier, sœur Madeleine  s'émerveille de la foi des gens en la puissance d'intercession, sur le cœur de Dieu, de la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Le vieillissement poursuivant son œuvre de détachement, elle doit se retirer à l'infirmerie de la Maison Jésus-Marie où  elle demeure souriante et priante.

Sœur Madeleine, qui avait le don de l'écoute attentive, apaisante, ressourçante et la fraternité chaleureuse, a sûrement été reçue avec amour par le Dieu qu’elle a servie avec bonheur.

Sœur Monique Robitaille

"Je donne ma vie pour mes brebis" (Jn 10, 15)

Le 5 juillet 2018, sœur Monique Robitaille,
en religion M.-Rose-de-Jésus,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 86 ans dont 62 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était la dernière
des 9 enfants d'Ovila Robitaille et de Rose Mireault.

Monique grandit à Montréal. Elle fréquente l'école de sa paroisse: St-Anselme et c'est ainsi qu'elle connaît les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Après sa 9e année, désirant devenir enseignante, elle poursuit ses études à l'École Normale Eulalie-Durocher de St-Lambert jusqu'à l'obtention du brevet supérieur. Puis, pendant deux ans, elle enseigne aux écoles Georges-Étienne Cartier et St-Anselme avant d'entrer au noviciat des SNJM.

"Ma vocation s'est dessinée à l'âge de 12 ans. L'exemple de ma mère m'a influencée: elle était contemplative, unie à Dieu et à son bon vouloir. Je lui dois sûrement ma vocation. C'était un modèle de vie chrétienne. En 7e année j'ai lu "Rose du Canada" du Père Duchaussois. Dans mon for intérieur je me disais: "Moi aussi, un jour, je serai une rose pour Jésus. Je deviendrai son épouse". À sa prise d'habit, elle est en partie exaucée, elle reçoit le nom de Sœur Rose-de-Jésus.

Sœur Monique trouve le noviciat très difficile. - "J'étais malade sans qu'on ait trouvé la cause de mes malaises: un petit rein inactif ".  Elle doit quitter le noviciat pour y entrer une 2e fois: elle fait preuve de persévérance dans les difficultés! Profession faite, après quelques années d'enseignement aux élèves de 6e et 7e années du cours primaire, sœur Monique se dévoue avec entrain au cours secondaire. En plus de sa classe, elle est en charge de différents mouvements: Cadettes, Union mariale, enfants de chœur, J.E.C. (Jeunesse étudiante catholique). Elle change fréquemment de maison et de milieu, aussi note-t-elle: "Les nombreux déménagements ont affecté mes forces physiques." Pendant deux ans, elle est aussi responsable de jeunes filles pensionnaires au Collège Regina Assumpta.

Après vingt ans d'enseignement auprès des jeunes, sœur Monique se consacre, pendant une dizaine d'années, à la pastorale scolaire et paroissiale puis en service social auprès des familles du Centre-sud de Montréal. Elle réside alors avec le groupe SNJM de St-Anselme. Elle a 61 ans lorsque le groupe de la Résidence Albani l'accueille. Sa disponibilité et ses compétences sont de nouveau  mises au service de l'Église et de la société en milieu populaire, dans les domaines suivants : alphabétisation, cuisines collectives, maisonnette des parents, Centre d'écoute Le Havre, Éducation de la foi, soutien au parcours catéchétique en même temps que services communautaires dans le conseil local.

A 77 ans, sœur Monique se retire à la Maison Jésus-Marie. A son tour, elle requiert des soins de santé plus assidus.

"Elle continuera de partager sa relation profonde avec le Seigneur, dans la simplicité et en fidélité à elle-même." Elle dit souvent: "Mon bon Jésus d'amour".  Elle était prête à accueillir l'Amour de sa vie.

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