Prières et réflexions

CÉLÉBRATION DE L’AVENT 2017

MONITION 

Nous entrons dans le temps de l’Avent, marqué par la figure de Marie qui attend son enfant. La Tradition voit dans la personne de Marie, en attente de la naissance de Jésus, une figure de l’Église qui attend la réalisation des promesses. L’Église, c’est l’ensemble des chrétiens, et donc nous-même, chacun, chacune comme membre de cette Église. L’Église fait mémoire de l’attente de la naissance du Sauveur dans la chair. Mais nous, qu’attendons-nous?  Osons-nous croire que notre Dieu s’est incarné dans la personne de son Fils, qu’il a vécu au cœur de notre réalité humaine?

CONTEMPLONS MARIE SUITE À LA VISITE DE L’ANGE GABRIEL

Marie, c’est pour ne faire attendre ni Dieu ni le prochain

que tu presses le pas.

La visite d’amour de Dieu au monde,

tout de suite et par toi se traduit en service.

Servante du Seigneur,

du même mouvement, tu es servante d’humanité.

Tu vas en grande hâte, parce ce que l’amour te fait pleine de joie.

 

Tu cours, transportée par celui que tu portes,

Ève nouvelle, pressée d’offrir au monde le fruit béni de ton sein.

 

Sainte Marie, partage-nous cet amour que cause ta grande hâte.

Qui rend urgent le départ vers le prochain

pour lui communiquer la Bonne Nouvelle.

Partage-nous cette hâte d’amour et de joie pour Dieu et le prochain.

 

Réjouis-toi, Marie,

toi qui pars vers le « haut pays », dit saint Luc.

Vers les chemins escarpés et difficiles, rocailleux et hostiles,

tu pars, jeune fille immaculée, étonnée du mal et touchée de compassion.

 

Vers les chemins creux qui conduisent au cœur des villages,

tu pars, ouvrant, comme tu fais toujours, le passage à ton Fils.

Vers les chemins creux du vieux monde qui attend son printemps

-que tu portes et qui naîtra en toi-.

Tu pars, toi, la Femme annoncée, plus jeune que le monde ancien du péché.

Vers nos chemins difficiles et escarpés, hostiles et dangereux,

tu viens jusqu’au cœur de nos peines nous révéler

le rêve de Dieu sur nous, rêve déjà réalisé en toi,

merveille de l’humanité véritable.

 

Sainte Marie, sois-nous très présente

afin que les difficultés du chemin ne nous retiennent pas

de répondre aux appels du prochain.

Notre-Dame de la Visitation,

donne-nous de partir chaque jour, en grande hâte,

vers le service du prochain.

Adapté d’une prière de P. Quiavrac’h, smm

ÉCOUTONS les histoires de deux personnages de la Bible

  • « Je suis Anne. Je suis de ces femmes discrètes de la Bible qu’on a si peu entendues, dont les paroles ne furent pas nécessairement retenues. Tout ce qu’on dit de moi dans l’Évangile, c’est que je « parlais de l’enfant ». Pourtant on me dit prophétesse. Je porte sous le fardeau des âges une parole nouvelle qui espère la vie. Nombreuses sont les heures passées jour et nuit, discrètement, dans les dédales du Temple à attendre Celui qui doit venir. Jour et nuit. Je priais et jeûnais dans l’espoir d’une promesse. Mon corps, devenu stérile, porte dans l’attente une Parole qui doit s’accomplir. Comme Marie et Élisabeth, aujourd’hui je tressaille d’espérance. Comme elles, je percevais que cet enfant allait renverser l’histoire. Désormais, le monde se diviserait entre ceux et celles qui voient l’espérance dans cet enfant et qui osent y croire et ceux et celles qui n’attendent plus rien. »

Oser le dire, Novalis Lumen vitae, Ottawa, 2006, p. 88

 

  • Vous imaginez d’ici la tête des gens lorsqu’ils ont vu descendre cet homme par le toit ! Déjà qu’ils étouffaient dans cette maison, serrés comme des sardines, à tel point « qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ». Et en voilà encore un qui s’amène. Du ciel en plus, et en brancard ! Paralysé, monsieur, c’est-à-dire pécheur, exclu. Oser venir ici. On aura tout vu. Fallait qu’ils y tiennent à  leur copain, la « bande des quatre », pour l’amener comme ça à Jésus, par effraction, malgré les protestations de la foule.

« Ne vous souvenez plus d’autrefois, disait déjà Isaïe, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? ». 

Bien sûr qu’il le voit, le paralytique, lorsqu’il s’en retourne chez lui sifflotant, le brancard sous le bras…

Paraphrase de Mc 2,4  Éloge de la fragilité Gabriel Ringlet p. 184-186

 

SILENCE ET PARTAGE

À quoi aimerions-nous croire?

Osons-nous croire que Dieu tient ses promesses d’un monde nouveau?

En quoi osons-nous croire en ce temps de l’Avent?

PRIÈRES UNIVERSELLES

Marie, entends le cri des mamans partout dans le monde, inquiètes de la santé et de la sécurité de leurs enfants. Donne-leur de persévérer et d’ouvrir leur cœur à la présence du Souffle de vie en elles.

R. Marie, notre Mère, exauce-nous.

Marie, fais grandir en nous ce chant des pauvres et des petits, de ceux qui servent et ne sont pas servis. Fais monter de notre terre ce chant d’amour du monde quand Dieu l’a visité.

R. Marie, notre Mère, exauce-nous.

Seigneur, quand notre foi faiblit, donne-nous l’audace de croire malgré les doutes et les apparences. Fortifie-nous afin de nous ouvrir à la nouveauté que tu peux apporter dans notre vie comme tu l’as fait en ton Fils Jésus.

R. Dieu du renouveau, exauce-nous.

Seigneur, ouvre nos cœurs aux besoins de ceux et celles qui nous entourent afin que par notre sollicitude, nous soyons signes de ta présence à leur côté.

R. Dieu de compassion, exauce-nous.

Seigneur, nous te confions la nouvelle génération avec ses désirs de vivre pleinement dans un monde où tout devient possible si nous le construisons ensemble et avec des valeurs de vérité, de fraternité et d’ouverture.

R. Dieu de l’impossible, exauce-nous.

Jésus le Christ, en toi tous les humains sont frères et sœurs. Tisse entre nous des liens et un dialogue du cœur  qui contribuent au bien-être de chacun et chacune et à la venue du Royaume.

R. Jésus le Christ, exauce-nous.

 

PRIÈRE FINALE

 

Seigneur,

Tu ne cesses de nous appeler à la transformation.

L’heure est venue, donne un signe

En ce temps d’attente.

 

Nous tournons nos yeux vers toi,

Nous marchons sur la route que tu as tracée

Pour nous, toi, le Dieu

Que nous trouvons, en ces jours,

Plus proche que lointain.

 

Renouvelle notre intelligence.

Viens faire battre notre cœur

Au même rythme que le tien.

Donne-nous la patience

Afin que nous ne cédions pas au découragement.

 

Tu es notre espérance.

Tu réalises ce que tu as promis,

Et nous attendons fermement

Le ciel nouveau et la terre nouvelle

Où justice et paix se rencontreront.

 

 

Billet spirituel – Octobre 2017 - Les transformations dans la communauté tout au long de son histoire

« Le semeur sortit pour semer. » (Luc 8,5)

À la suite du grand Semeur Jésus, Eulalie (Marie-Rose) et Mélodie (Marie-Agnès) partirent vers Longueuil où les attendaient Henriette Céré (Marie-Madeleine) et sa sœur Émélie, dans la petite école de la Fabrique. Tout comme Abraham, elles partirent, remplies de foi, sans savoir ce qui les attendait. Elles répondaient à un appel germé au long de leur engagement pastoral et social dans le milieu de Beloeil. Mgr Ignace Bourget, évêque très sensible à l’urgent besoin d’éduquer la jeunesse, sollicitait la force de leurs bras et l’ardeur de leur amour pour une œuvre d’Église. Toute leur vie en serait  transformée.

Neuf mois passèrent dans ce « Bethléem » où tout manquait. Où pourtant la joie s’affermissait chaque jour dans le don total de leur personne. Car tout était à faire, tant l’organisation matérielle que la formation religieuse et l’acquisition de compétences pédagogiques. Gratitude aux frères des Écoles chrétiennes qui partagèrent leur savoir et aux pères Oblats qui guidèrent leurs premiers pas. Bienvenue à Salomé Martin (Thérèse-de-Jésus) et à Hedwidge Davignon (Véronique-du-Crucifix), deux ouvrières aux talents multiples. Les élèves accourent : la moisson s’annonce bonne. Il faut essaimer au grand couvent.

Mais surviennent les défis et les difficultés : manigances d’un abbé Chiniquy qui veut prendre la place des Oblats; aveuglement d’un curé Brassard qui se laisse berner par son protégé; doutes, suspicions du public, avenir incertain. Il n’est que souffrances et prières. Pourtant la Providence veille. Dieu veut cette œuvre. C’est la sienne! Elle survivra.

Bientôt, sous l’œil réjoui de mère Marie-Rose, pointent les premières éclosions: Beloeil, Saint-Lin, Saint-Timothée. Grande épreuve à l’horizon : la fondatrice bien-aimée quittera cette terre, laissant à sa communauté cette note d’espérance : Dieu prendra soin de vous!

La floraison se poursuivra : les paroisses du Québec réclament des éducatrices religieuses. L’audacieuse Thérèse-de-Jésus  lancera les premières missionnaires vers la lointaine Oregon. La cadence est donnée. Au fil du temps, de nombreuses fondations voient le jour aux États-Unis, en Ontario, au Manitoba, au Japon, en Afrique, en Haïti, en Amérique du Sud.

Pour répondre à des besoins précis, une variété d’écoles spécialisées sont créées : jardins d’enfance, écoles normales, écoles ménagères, cours commerciaux, écoles de musique, collèges classiques, studios d’art, etc. Ces femmes ouvertes à la transformation laissent émerger de nouvelles possibilités à travers ces lieux d’ancrage.

À semer largement, on récolte largement. Que chaque personne donne comme elle a décidé dans son cœur […] Dieu aime qui donne joyeusement.         (2Cor 9, 6-7)

En ce temps de grâce, allons toucher les racines profondes de notre être qui nous relient à notre congrégation. Depuis bon nombre d’années, nous vivons selon ses valeurs et sa spiritualité. Chacune y a trouvé sa place, dans le temps et l’espace. Chacune y a apporté sa contribution par le partage de ses dons et talents, là où ses « obédiences » et ses appels l’ont menée.

Temps de réflexion

 Une façon pour chacune de FAIRE MÉMOIRE à l’approche du 175e anniversaire de notre fondation serait de s’arrêter pour se rappeler les bienfaits de Dieu.

  • Je revisite en esprit mes lieux de « missions » et d’engagement.
  • Je me demande comment ils ont été porteurs de vie donnée et reçue. Autrement dit, comment ont-ils favorisé ma croissance et ma maturation?
  • Je me remémore des événements et célébrations communautaires qui ont été pour nous des occasions de transformation; qui ont consolidé notre appartenance, notre unité, notre fierté  SNJM.

Action de grâce

Loué sois-tu, Seigneur,

pour ta présence constante sur nos chemins.

Loué sois-tu pour nos premières semences jetées en terre.

Loué sois-tu pour la générosité des semeuses de tous les temps.

Loué sois-tu pour la terre qui a accueilli la semence et l’a fait croître.

Loué sois-tu, Seigneur, de nous garder ouvertes

aux appels d’aujourd’hui et de demain.

 

Simone Perras, s.n.j.m. en collaboration avec l’ÉLP

Prière de louange

Prière de louange utilisée lors de la célébration de la Parole pour la journée de Développement et Paix

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

Père de notre Seigneur Jésus Christ, toi qui nous donnes l'Esprit d'amour.

Tu es béni éternellement.

 

R/ À toi louange et gloire éternellement.

 

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

pour Sara, Rebecca, Lia et Rachel, nos mères dans la foi.

Béni sois-tu, ô Dieu, pour Myriam, Déborah, Houlda,

ces femmes prophètes, semeuses de joie et d'espérance.

Leur réponse à ton appel a changé le monde pour toujours.

R/

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

pour Esther, la femme au cœur plein de sagesse, pour Noémie, la femme résiliente,

pour Ruth, la femme venue d'ailleurs,

pour toutes  ces femmes du premier  testament, semeuses de joie, d'espoir et de vérité.

Leur réponse à ton appel a changé le monde pour toujours.

R/

 

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

pour Marie, la femme du oui,

pour la samaritaine, la femme d'authenticité, pour Marie de Magdala, la femme-apôtre,

pour Marthe, Marie, Suzanne et Jeanne, femmes disciples,

pour ces inconnues qui ont croisé Jésus sur leur route.

Par elles, l'humanité passe de façon nouvelle à ta vie, ô Dieu.

R/

 

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

pour Marie-de-l ‘Incarnation, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois,

femmes pionnières d'un nouveau monde;

pour Marguerite d'Youville, Émilie Gamelin, Rosalie Cardon, Léonie Paradis,

femmes de miséricorde et d'espérance;

pour Esther Blondin, Marie-Rose Durocher,

femmes éducatrices au cœur rempli de bienveillance;

pour toutes  ces femmes qui ont marqué notre histoire chrétienne.

Par elles, la personne humaine a reconnu sa dignité humaine et divine.

R/

 

Béni sois-tu, ô Dieu,

pour ces femmes de l'est, du sud, de l'ouest et du nord;

pour ces femmes qui luttent

contre  la violence physique, verbale et psychologique;

pour toutes  ces femmes qui luttent contre  la discrimination et le racisme;

pour toutes  ces femmes qui s'engagent à créer un monde d'amour et de paix.

Par elles, nous prenons conscience qu'au-delà des races,

des langues et des religions,

nous sommes tous et toutes  créés à ton image et à ta ressemblance.

R/

 

Le Notre Père de l’Unité

Notre Père qui es aux cieux, que nous nous sentions tous frères et sœurs

que nous sachions sanctifier ton nom en agissant avec miséricorde.

Que ton règne vienne à nous, règne de justice, d'amour et de paix. Que nous1

apprenions à faire ta volonté et à nous aimer les uns, les unes les autres.

 

Chant - Vienne la paix

Plus de chemins

Plus de mers

Plus de voyages maintenant

Vienne la paix

 

Les mots peuvent mourir

Les pensées, s’envoler

Le silence, tomber

Vienne la paix

 

L‘amour peut surgir

L’amour peut s’affadir

Touche-moi, cesse de raisonner

 

Les yeux se fermeront

Les cœurs se calmeront

Les bras seront désarmés

Vienne la paix

 

Ne t’enfuis pas

Reste avec moi

Retiens ce que tu as trouvé

Et la paix nous viendra

 

L’amour peut s’affadir

Sois sans crainte

Garde-moi tout près, entends ma respiration

 

Ne regarde pas en arrière

Ne regarde pas en bas

Ne cherche pas à te libérer

 

Ne t’enfuis pas

Reste avec moi

Retiens ce que tu as trouvé

Et la paix  nous viendra

 

L’amour peut s’affadir

Sois sans crainte

Garde-moi tout près, entends ma respiration.

 

Traduction de Simone Perras

Tiré de Turning to peace

Matériel provenant de Développement et Paix

Écoute

Écoute-toi.

Écoute ta voix, tes mots, tes intonations. Mets-toi

à l’écoute de ce que tu vis, ressens, crois et aimes.

Entends ce que tu portes au fond de toi, ce qui

t’inspire et te donne de l’élan : C’est la voie de la

communion avec ton être profond.

 

Écoute la voix de l’autre.

Écoute ce qu’il dit dans ses mots, son langage, sa

culture. Mais aussi ce qu’il est incapable

d’exprimer. Écoute ce que disent ses yeux, ses

gestes, sa vie : Tout cela parle d’elle, de lui, de son

histoire, de ses joies, de ses attentes. Écoute et

laisse sa voix se déposer en toi : Sa voix rejoindra

ton cœur et c’est là que vous communierez.

 

Écoute la voix du Père.

Elle s’exprime dans la Création, dans le son de la

terre, dans la musique du vent; Elle s’exprime

dans les paroles et les gestes du Fils, Elle se révèle

dans les inspirations de l’Esprit. Elle est proche de

Toi. Elle te redit sans cesse sa confiance, sa

miséricorde. Elle t’appelle à la liberté dans la

communion à son projet d’amour.

 

Écoute. Prête ton oreille. Porte attention. Dieu se

révèle dans la brise légère de tout ce que le monde

a à te dire.

 

Auteur : Yvon Métras

Source : Infolettre La vie dans ton église | Diocèse Saint-Jean-Longueuil – Septembre 2017
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