Prières et réflexions

©ACT/Paul Jeffrey

SEMAINE 4 - Pourquoi gaspiller l'eau ?

Une réflexion du Professeur Jesse N.K. Mugambi

Membre de l'Académie des sciences du Kenya, décoré de la médaille EBS (Elder of the Order of the Burning Spear), le Professeur Jesse N.K. Mugambi enseigne au département de philosophie et d'études religieuses de l'Université de Nairobi (Kenya). Il est membre du Groupe de travail sur le changement climatique. Il est aussi membre actif du Réseau œcuménique de l'eau du COE.

Cette réflexion est l'occasion pour M. Mugambi d'aborder le thème de la Journée mondiale de l'eau 2017 : les « Eaux usées ». Et de se poser la question suivante : « Pourquoi gaspiller l'eau ? ». Il s'attarde également sur le contexte africain : comment pouvons-nous réduire, réutiliser et recycler l'eau douce que nous consommons ? Pour le Professeur Mugambi, la meilleure façon de gérer notre consommation d'eau consiste à adopter un mode de vie frugal.

Introduction

Le coordinateur du ROE m'a indiqué que cette réflexion serait publiée à peu près au même moment que la Journée mondiale de l'eau (le 22 mars). Aussi ai-je choisi d'axer mon analyse autour du thème de cette année et de poser la question suivante : « Pourquoi gaspiller l'eau ? ». Cette question est chargée de sens.

 

1. L'eau douce ne doit pas être gaspillée

Ici, l'accent est mis sur le verbe « gaspiller ». La question « Pourquoi gaspiller l'eau ? » souligne qu'en tant qu'êtres humains, nous sommes irresponsables lorsque nous utilisons l'eau douce de manière insouciante, c'est-à-dire lorsque nous en consommons plus que ce dont nous avons besoin. Cela fait écho à l'enseignement de Mahatma Gandhi : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité ».

Ce thème nous rappelle d'utiliser l'eau douce de manière responsable afin de satisfaire nos besoins de base, et non pour tomber dans le luxe. Naturellement, la définition des besoins et des désirs est relative, et ce, d'une culture à une autre et d'une zone écologique à une autre. Pourtant, le thème reste fondé, indépendamment de la nation, de la culture, de la race, du sexe, de l'âge ou de la religion de chaque être humain.

Le thème de cette année 2017 nous invite tous à être conscients que l'eau douce est essentielle à la vie, et que cette ressource doit être utilisée de façon responsable, en tenant compte du fait que la vie de nombreuses personnes est menacée par un manque d'eau douce. Alors que nous célébrons la Journée mondiale de l'eau 2017, il est important de comprendre que des millions d'individus vivant dans le Sahel (y compris en Afrique de l'Est) n'ont pratiquement pas d'eau pour s'hydrater, et ce, en raison du phénomène climatique La Niña. Comment ces personnes peuvent-elles, en 2017, célébrer la Journée mondiale de l'eau ? Elles prient dans l'attente des prochaines gouttes de pluie qui leur permettront d'étancher leur soif et celle de leur bétail. Pour ces personnes, la Journée mondiale de l'eau 2017 est un jour de prière pour la pluie. Comment voulez-vous qu'elles réduisent, recyclent ou réutilisent une ressource à laquelle elles n'ont pas accès ?

 2. Les eaux usées doivent être traitées et réutilisées à des fins appropriées

Dans la plupart des foyers et des usines, une fois utilisée, l'eau douce se transforme en eaux usées. Elle représente alors un risque plutôt qu'un atout. L'eau douce est très inégalement répartie sur la planète, les régions tempérées et polaires en ayant beaucoup plus que les zones tropicales et équatoriales. L'évaporation est beaucoup plus élevée dans ces dernières. Dans le même temps, les eaux usées domestiques et industrielles sont plus dangereuses dans les régions tropicales que dans les zones écologiques tempérées et arctiques. Pourtant, le coût de traitement des eaux usées est beaucoup plus élevé dans les zones équatoriales et tropicales que dans les régions tempérées et polaires.

Le grand défi est de savoir comment réduire le coût de traitement des eaux usées, en particulier dans les zones équatoriales et tropicales. Les nations et les habitants de ces régions ont les revenus par habitant les plus faibles, mais le coût de réduction, de recyclage et de réutilisation de l'eau le plus élevé. Si le coût de traitement des eaux usées est supérieur au bénéfice que l'on peut en tirer, ces dépenses doivent présenter d'autres justifications. Dans de telles circonstances, la réduction au strict minimum de la consommation d'eau douce constitue une politique prudente.

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Réflexion – ÉCOLOGIE INTÉGRALE

Échanges préparatoires aux prévisions budgétaires 2017-2018

En septembre 2015, à la Conférence des Nations Unies, 193 pays se sont engagés à atteindre dix-sept objectifs de développement durable pour 2030. La situation est critique et il est essentiel que ces objectifs soient réalisés. Comme le Pape François l’affirme dans son encyclique Laudato Si’ : « Les prévisions catastrophiques ne peuvent pas être considérées avec mépris ni ironie.» (161). Les dix-sept objectifs visent non seulement les conditions climatiques extrêmes de notre planète causées par une activité humaine destructrice mais le destin de toute vie sur terre. Ils considèrent également la prospérité, la vie ensemble et la paix pour tous les peuples. Rien ni personne n’est oublié. Les scientifiques, y compris ceux des sciences sociales, sont d’accord pour l’approche intégrée d’une solution, c’est-à-dire d’une solution qui tienne compte de chaque aspect d’une crise globale, une écologie globale doit être promue.

Le Pape François dans son encyclique Laudato Si’ se fait l’écho de ce nouveau paradigme d’une écologie intégrale pour une action juste. Toutefois, si l’écologie intégrale reconnue par le Pape François le confirme allié des environnementalistes dans leur combat contre l’exploitation de la terre, elle appelle aussi à la louange du Dieu créateur et à la dignité de la personne humaine.

« Mais aujourd’hui, nous ne pouvons nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. » (49)

« Tout est lié, et, comme êtres humains, nous sommes tous unis comme des frères et des sœurs dans un merveilleux pèlerinage, entrelacés par l’amour que Dieu porte à chacune de ses créatures et qui nous unit aussi, avec une tendre affection, à frère soleil, à sœur lune, à sœur rivière et à mère terre. » (92)

Le Pape François nous rappelle aussi : « Sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. » (230)

Les Actes du 34e Chapitre général donnent plusieurs exemples concrets d’écologie intégrale dans nos vies relationnelles quotidiennes, par exemple, au sujet de l’eau (page 10). Ils nous encouragent également à nous engager à réduire notre niveau de consommation, à plaider et à agir pour contrer la déshumanisation des êtres humains et des communautés et à travailler à une répartition plus équitable des ressources afin d’assurer la survie de la Terre, notre maison commune (page 5).

Questions pour réflexion -  échanges

  1. Qu’est-ce qui me touche dans ce texte? Quels sont les appels que j’entends?
  2. Concrètement, comment démontrer dans nos vies notre engagement à réaliser ce nouvel ordre du monde?
  3. Dans la préparation de nos budgets, quelles actions choisissons-nous pour diminuer notre consommation?

« J’ai placé devant vous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisissez la vie. »  

(Dt 30,19) 

Sites Web sur l’écologie intégrale :  

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

 http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/446196/l-ecologie-integrale-commence-par-une-ecologie-de-l-esprit

 http://www.eglisesvertes.ca/education-2/213-campagnes-de-sensibilisation

 

Hymne de saint François d’Assise

« Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

spécialement messire frère soleil, qui est le jour, et par lui tu nous illumines.

Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur, de Toi, Très Haut, il porte le signe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur lune et les étoiles,

dans le ciel tu les as formées, claires,  précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l’air et le nuage et le ciel serein

et tous les temps, par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau, qui est très utile et humble, et précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par lequel tu illumines la nuit,

et il est beau et joyeux et robuste et fort».  Laudato Si’  (64)

 

Réflexion préparée par Mme Dorothy Guha, personne associée

    

Une prière irlandaise

Pour mon bonheur, tu m’as donné des ami-e-s,

et le rire et le plaisir,

et la pluie, aussi douce

que la lumière du soleil.

Pour mon bonheur, tu m’as donné les étoiles

afin d’éclairer chaque nuit;

tu m’as donné de l’aide

pour distinguer le mal du bien.

Tu m’as tellement comblée;

s’il te plaît, Seigneur, donne-moi aussi

un cœur qui soit toujours

rempli de gratitude envers Toi.

Heureuse fête de la Saint-Patrick!

3e SEMAINE POUR L'EAU - Lien entre l'eau et la sécurité alimentaire

Une réflexion menée par le Révérend O. Kolade Fadahunsi – 7 Semaines pour l’eau 2017

Par le Révérend O. Kolade Fadahunsi

Directeur exécutif de la Fondation Kairos au Nigéria, le Révérend O. Kolade Fadahunsi est également directeur adjoint du programme de sécurité alimentaire nationale mis en place par le Conseil chrétien du Nigéria. Il appuie sa réflexion sur deux chiffres : 70 % de l’eau douce est destinée à la production alimentaire – Un tiers de la nourriture produite est gaspillée.

Introduction

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux,
Même celui qui n'a pas d'argent ! Venez, achetez et mangez, [...] Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon. »
(Ésaïe 55:1-2)

« Au cours des prochaines décennies, il sera impossible de nourrir une population mondiale de plus en plus nombreuse et de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous sans augmenter la production de denrées alimentaires. Or, cette augmentation n'est envisageable que si l'on parvient à exploiter de façon rationnelle la plus stratégique des ressources dont nous disposons en quantité limitée : l'eau. » (Ban Ki-moon, ex-secrétaire général de l'ONU)

L’importance de l’eau

Alors que le 22 mars prochain, le monde s'apprête à célébrer la 24e Journée mondiale de l'eau, placée sous le thème des « Eaux usées », apparaît la question de l'importance de la disponibilité de l'eau dans la réalisation de la sécurité alimentaire. Fait intéressant, la Journée mondiale de l'eau 2012 portait sur le thème de « L'eau et la sécurité alimentaire ». L'objectif de cette Journée est d'attirer l'attention sur l'importance de l'eau. En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) recommanda qu'une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce. C'est ainsi que l'Assemblée générale des Nations Unies désigna le 22 mars 1993 comme première Journée mondiale de l'eau.

C'est peu dire que d'affirmer que la disponibilité de l'eau n'est pas une réalité dans bien des régions du monde. L'exemple nigérian est un indicateur majeur du manque de disponibilité en eau et de l'incidence de cette pénurie sur la sécurité alimentaire.

Les plantes ont besoin d'eau pour pousser ; les animaux ont également besoin d'eau pour survivre et c'est de ces animaux que proviennent une grande partie, sinon la totalité, des denrées alimentaires. Au Nigeria, les récents affrontements entre bergers et fermiers soulignent la façon dont le manque d'eau peut causer des ravages sur la production alimentaire.

En raison de la nature aride de leur pays d'origine, mais aussi du tarissement accru des sources d'eau, les bergers sont contraints de descendre vers le sud à la recherche d'eau, et les conséquences sont visibles aux yeux de tous. Ainsi, les terres agricoles sont détruites par le bétail, ce qui entraîne de maigres rendements qui, à leur tour, contribuent en grande partie à l'augmentation de la faim dans la région.

Sécurité alimentaire

Selon la définition adoptée en novembre 1996 lors du Sommet mondial de l'alimentation, la sécurité alimentaire existe « lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès matériel et socio-économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins alimentaires pour mener une vie saine et active ». La question de l'accessibilité à l'eau potable et de ses effets sur la réalisation de la sécurité alimentaire est également évidente sur le plan des conditions météorologiques et la façon dont celles-ci affectent la disponibilité des produits agricoles de qualité et le coût des denrées alimentaires.

Prenons l'exemple du riz, qui peut plus ou moins être considéré comme l'aliment de base au Nigeria. Cette céréale demande énormément d'eau pour se développer. Face au manque d'eau dans de nombreuses régions, le pays doit ainsi miser, dans une large mesure, sur l'importation, ce qui affecte le prix du marché, lui-même impacté par un taux de change instable. Lire la suite…

©Ivars Kupcis/WCC

2ÈME SEMAINE POUR L’EAU - La féminisation de la pauvreté en eau sur le continent africain : réflexion d'une femme africaine

Une réflexion menée par le Dr Agnes Abuom – 7 Semaines pour l’eau 2017

Première femme et première Africaine à occuper la fonction de Présidente du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE), Agnes Abuom est également la Directrice exécutive de la société de conseil TAABCO Research and Development Consultants, basée à Nairobi (Kenya).

Introduction

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, le monde est en crise. Des millions d'Africains sont touchés par de graves sécheresses et famines, particulièrement dans la Corne de l'Afrique. Pour les femmes et les enfants en particulier, chaque minute de cette crise est réelle et brutale. La pénurie d'eau a des effets dramatiques sur la santé et la vie des hommes, des femmes et des enfants. Dans un tel contexte, c'est la loi du plus fort qui s'impose ! Les personnes touchées ne peuvent se maintenir en bonne santé et sont dans l'incapacité de cultiver leurs terres. Leur bétail, qui représente leur principale source de subsistance, meurt par milliers. Les enfants ne peuvent rester à l'école et les adultes doivent abandonner leur travail. Ce sont là les causes profondes de la crise et de la pauvreté en eau.

 

Eau et pauvreté sont étroitement liées. Le manque d'eau potable et la pauvreté empêchent mutuellement l'accès à des sources d'eau potable, qui s'avère essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Alors que l'Afrique abrite 11 % de la population mondiale, elle possède environ 9 % des ressources mondiales en eau douce (Banque mondiale). L'Afrique subsaharienne est actuellement confrontée à plusieurs défis liés à l'eau qui menacent les moyens de subsistance de sa population, en particulier des femmes et des enfants. Le changement climatique ne fait qu'aggraver cette situation.[1] Un manque d'infrastructures et des capacités limitées de mise en valeur et de gestion des ressources en eau pour satisfaire les besoins d'une population en croissance rapide entravent les solutions aux défis de l'eau. S'ajoute à cela le fait que l'Afrique connaît le taux d'urbanisation le plus rapide du monde.[2] 

Réflexion sur ce phénomène qui touche plus durement les femmes

Le fardeau de la pauvreté en eau qui pèse sur les femmes, en particulier en Afrique, est immense. En 1978, Diana M. Pearce, une sociologue américaine, a été la première à parler de « féminisation de la pauvreté ». Ce concept est devenu une expression à la mode pour expliquer le sort des femmes à travers le monde. Ainsi, la féminisation de la pauvreté en eau peut être définie comme un phénomène dans lequel les femmes sont confrontées à des taux de pauvreté en eau beaucoup plus élevés que les hommes.

L'objectif de cette réflexion vise à illustrer la féminisation de la pauvreté en eau sur le continent africain. À travers le continent, des centaines de millions de femmes pauvres des zones rurales et urbaines subissent les effets néfastes de la crise de l'eau. La pauvreté en eau se manifeste sous diverses formes, y compris la pénurie d'eau, la difficulté d'accès à une eau potable et à des installations sanitaires appropriées, la perte de temps que représente l'approvisionnement en eau, les risques de maladies infectieuses liées à l'eau et les décès qui en résultent.

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PRIÈRE POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES – 8 mars 2017

(Adaptation d’une prière préparée par la Commission de Justice et Paix et Intégrité de la création de l’Union des supérieurs généraux et de l’Union internationale des supérieures générales)

Rassemblés pour célébrer la Journée internationale des femmes, nous nous joignons à toutes nos sœurs et à tous nos frères de par le monde en nous rappelant que « l’attention que nous portons les uns envers les autres nous unit à la souffrance et aux blessures faites aux personnes ainsi qu’à toute la création. » USG/UISG.

 

LA FEMME PRÈS DE VOUS (1)

Sœurs, regardez autour de vous ! 

QUI EST CETTE FEMME assise près de vous?

 

Cette femme à votre côté est un réservoir inépuisable de possibilités…

Possibilités qui n’ont jamais pu être réalisées…

Remplie de besoins et de possibilités… de méfiance et de désirs… de sourires et d’appréhensions…

de rires et de pleurs… d’angoisses et d’espoirs…

tous cherchant à s’exprimer.

 

La femme près de vous s’efforce de DEVENIR quelqu’un de spécial, 

D’accomplir son destin… d’avoir une histoire…une chanson…

De connaitre et d’être connue en retour…

 

La femme près de vous croit en quelque chose…

Quelque chose de précieux…

Elle représente quelque chose… elle vaut quelque chose…

Elle vit pour quelque chose…

Elle tend vers quelque chose.

 

La femme près de vous... a des problèmes et des peurs,

elle se demande comment elle paraît à vos yeux

et souvent elle n’a pas une très bonne impression d’elle-même…

elle est souvent confuse et parfois même paraîtra être dans un désordre complet… 

mais induit d’une force extraordinaire, elle fait face à l’adversité…

et peut surmonter de très grandes difficultés.   

La femme près de vous est une foule de personnes…

Personnes que vous avez rencontrées durant votre vie…

un père, une mère, une amie, un ennemi.

 

La femme près de vous peut faire certaines choses très bien…

Elle peut faire mieux certaines choses que toute autre personne…

Elle seule peut faire certaines choses… mais peut-être elle n’oserait pas t’en parler !  

 

La femme près de vous peut vivre avec vous, pas seulement à vos côtés…

Elle peut vivre… non seulement pour elle-même, mais aussi pour vous…

Elle peut te consoler, t’encourager, te comprendre si tu le veux bien…

Et en retour, voudrait-elle aussi être comprise. 

 

La femme près de vous... ne peut jamais être complètement comprise 

elle dépasse toutes les descriptions et les explications…

elle ne peut jamais être totalement contrôlée… et ne devrait jamais l`être.

 

La femme près de vous est un MYSTÈRE…

et le VERBE FAIT CHAIR est MYSTÈRE.

Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous… Alors, chères sœurs et chers frères, REGARDEZ AUTOUR DE VOUS, CAR LE CHRIST EST ICI, MORT ET RESSUSCITÉ, ALLELUIA !

 

[1] Le terme « femme » employé dans ce poème peut également signifier toute personne, e.g. dans le cas d`une communauté masculine. Choisissez des prières ou poèmes selon le thème de votre rencontre.

 

Réflexion et Partage :

  • Qui est cette femme que Jésus regarde dans la synagogue? Voyez la façon dont il entre en relation   avec elle.
  • En pensant aux femmes d’aujourd’hui, qu’est-ce qui étouffe la vie?  
  • De quelle expérience de redressement ou de libération ai-je été témoin?
  • Comment pouvons-nous nous laisser interpeller par ce geste de Jésus? 

 

Prière pour les femmes en difficulté

(Marjorie Dobson : A Word of Blessings, avec G.Duncan, Canerbury Press, 2000)

Que le Seigneur vous bénisse et soit avec vous dans vos difficultés et dans toutes vos blessures.

A travers nos larmes, sachez que Dieu pleure avec vous.

Par nos mains, sachez que le Seigneur vous embrasse.

Par les efforts que nous faisons pour vous aider, sachez que Dieu est là pour vous soutenir  

devant les défis de chaque jour.

À travers nos prières, sachez que Dieu entend vos supplications. 

Dans la désolation, dans la peine que vous ressentez, sachez que nous vous apportons l’amour de Dieu pour emplir de compassion et de compréhension vos espaces vides. 

 

 

1ère semaine pour l’eau - Le christianisme, le caractère sacré et la rareté de l'eau

Réflexion biblique sur l'Exode 15:22-27 – 7 Semaines pour l’eau 2017

Par : Très Révérend Benebo Fubara Fubara-Manuel, ministre ordonné, théologien et œcuméniste de l'Église presbytérienne du Nigéria.

Introduction

De nos jours, nombreux sont ceux qui pensent que certaines souffrances sont vaines parce qu'à leurs yeux, ils ne peuvent pas justifier la raison de tels malheurs. Même si ces préoccupations sont importantes, il nous est rappelé qu'il est possible de juger certains événements de nos vies comme très importants, alors que nous les avions autrefois considérés comme étant insignifiants.  C'est peut-être ainsi que nous devrions comprendre les souffrances des Israélites dans le désert de Shur. Ils ont voyagé pendant plusieurs jours sans eau et au moment où, finalement, ils ont trouvé de l'eau, celle-ci était amère ! Ils ne savaient pas qu'Elim, un endroit où trouver de la bonne eau, était à seulement 11 kilomètres de là. Pourquoi Dieu les a-t-il regardés endurer cette souffrance apparemment vaine ? Notre pèlerinage avec les Israélites pendant le Carême depuis l'Exode. 15:22-27 nous montrera la manière dont nous, dans l'Église chrétienne, pouvons apprendre au sujet du caractère sacré et de la rareté de l'eau sous la providence de Dieu.

Réflexion sur l'épisode de Mara

Sous Joseph, les enfants d'Israël vécurent à Gosen (une zone très fertile appelée « la meilleure partie du pays », Genèse 47:6), une région d'Égypte probablement très bien alimentée en eau. Mais malgré leur bonne entente, il était difficile pour eux d'être un peuple sous l'autorité de tyrans qui ne connaissaient pas Joseph.  Moïse fut appelé par Dieu pour les faire quitter l'Égypte après plus de 400 ans. Et ils partirent. Alors qu'ils approchaient de la mer Rouge, les Égyptiens les pourchassèrent, mais Dieu leur offrit la victoire en ouvrant un passage dans la mer afin qu'ils la traversent jusqu'à l'autre rive. Lorsque les Égyptiens les poursuivirent, Dieu se battit pour les Israélites et tua les Égyptiens qui les attaquaient en refermant la Mer. Et ils atteignirent l'autre rive.

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Questions à débattre

  1. Selon vous, quelle est l'importance de l'épisode de Mara ?
  2. Quelles sont, autour de nous, certaines des expériences de vie actuelles qui nous cachent la réalité de Mara, tout particulièrement le Mara de l'eau non potable et le manque d'assainissement adéquat ?
  3. Quels points de départ suggéreriez-vous dans votre contexte à propos des efforts nécessaires pour surmonter les Maras de la vie ?
  4. Quelle discipline religieuse, pratique, scientifique, technologique, suggéreriez-vous dans votre contexte de Mara ?
  5. Comment l'église peut-elle impliquer une communauté plus grande afin de s'assurer que le caractère sacré de toutes les terres soit affirmé, même lorsque l'eau n'est pas disponible, suffisante ou propre ?

Crédit photo : Bedeno, Éthiopie. © Håvard Bjelland/Kirkens Nødhjelp/ACT

Billet spirituel – Janvier 2017 – Appelées à une spiritualité de l’accueil… accueil de l’immigrant et du réfugié

Pour ce deuxième billet spirituel de l’année, c’est sous la plume de sœur Claudette Bastien que nous sommes invitées à porter une attention particulière au volet de l’ « accueil de l’immigrant et du réfugié ».

Dans ce texte, sœur Claudette Bastien nous invite à « apprendre de la vie du peuple de Dieu et de la vie de Jésus ». En rappelant les misères de l’immigrant et du réfugié en terre d’accueil, elle souligne l’importance d’avoir une « présence aimante sinon rassurante ».

À une époque où l’on parle davantage d’ériger des murs, elle parle d’ouvrir des brèches, de faire tomber les murs d’incompréhension et de peur tout en se demandant si la vie interculturelle n’est pas une « nouvelle façon de vivre notre foi » aujourd’hui?

Rappelons que ces billets spirituels traitent du thème de l’année 2016-17 : La spiritualité de l’accueil.

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