Chez-nous

Se « donner un temps de grande fête intérieure » …

« Je viens tout simplement vous souhaiter un carême de grande joie intérieure. » C’est par ces quelques mots que Madeleine Joly, directrice musicale de l’Octuor Gouzes de Joliette, a débuté son allocution avant de présenter un concert empreint de calme et sérénité.

« Ferme ta porte, car le Seigneur aime parler à ton cœur dans le silence…Parfume-toi, dit le prophète, car c’est pour une fête que Dieu t’appelle. » En poursuivant son intervention, Madame Joly a donné le ton en ajoutant « Pour moi, c’est ça le carême : un temps de grande fête intérieure, temps de resserrement de notre alliance… »

Planifié dans le but de compléter la retraite de quatre jours, prêchée à la Maison Jésus-Marie, la semaine précédente, par le Père Michel Hébert, Eudiste, ce concert a été très apprécié par l’auditoire attentif et recueilli. « Les nombreuses années d’études théologiques et bibliques de Madame Joly contribuent à en faire un chef de chœur qui suscite une grande joie spirituelle », a souligné Sr Maryse Moisan, responsable de la tenue de cette activité.

Le récital était composé d’une quinzaine de chants sacrés du compositeur André Gouzes. Il a été présenté en deux blocs avec une courte intermission. Parmi les chants entendus, on retrouvait « Vous tous qui avez soif », « Ouvre mes yeux, Seigneur Jésus », « Tu nous rassasies de bonheur en ta maison » pour se conclure avec « Bénis sois-tu, Seigneur Jésus, toi, notre Pâque éternelle. » Le chœur a bénéficié également du talent de l’accompagnatrice, Lise Boucher.

Rappelons qu’André Gouzes est considéré comme l’artisan d’un renouveau du chant liturgique. Ce religieux dominicain français et musicien est l’auteur prolifique de nombreux chants liturgiques chrétiens. « Il est l’un des rares compositeurs contemporains à conjuguer tradition harmonique et modernité du langage », peut-on lire sur Wikipédia. Il a créé un corpus liturgique de plus de 3000 pages en français, intitulé « Liturgie chorale du Peuple de Dieu ». Ce dernier a été traduit en de nombreuses langues.

Bref, ce concert axé sur l’intériorité, a créé une ambiance de recueillement et réchauffé le cœur de l’assistance. Une belle façon d’entreprendre le carême 2017.

Consultez l’album photos | Crédit photos Sr Gisèle Lalande

Missionnaire un jour, missionnaire toujours!

41 années vécues en mission à l’étranger ne changent pas le monde mais cela demande une grande capacité d’adaptation, surtout lorsqu’on revient au pays après une si longue absence. Même si elle a dû reprendre des cours de français à son retour au Québec, Sr Nicole Grégoire, montréalaise d’origine, n’a pas tardé à reprendre le flambeau, comme en fait foi sa conférence, tenue le 22 février dernier, à la Maison Jésus-Marie, à Longueuil.

Membre de la congrégation Sœurs missionnaires Notre-Dame d’Afrique, aussi appelées Sœurs blanches d’Afrique, Sr Nicole a parlé avec enthousiasme, de son rôle de productrice de documents vidéo avec l’aide de bénévoles. L’expérience réussie en Afrique avec un groupe de croyants de confessions religieuses diverses (juive, musulmane, …) l’a d’ailleurs incitée à reprendre le collier au Québec. Il faut mentionner qu’elle a produit avec son groupe, quelque 46 vidéos religieuses pour des télévisions nationales et privées de plusieurs pays africains.

Formation de catéchètes et d’agent-e-s de pastorale

Très engagée dans la formation des catéchètes et des agentes et agents de pastorale, elle s’est vue confier la tâche de mettre sur pied la Commission pastorale de catéchèse de la Tanzanie. En parallèle, elle a donné de multiples séminaires de formation aux laïques, religieuses, religieux, prêtres indigènes et missionnaires dans tout le pays.

Co-auteure d’une série de 32 volumes sous le titre « Africa : Our Way » avec le Père Michael McGrath, Sr Nicole a participé activement à une première mission d’évangélisation auprès d’une tribu nomade de gardiens de troupeaux d’Afrique orientale, connue sous le nom de « Barbaigs ».

Sa maîtrise du swahili et de l’anglais lui permettra de poursuivre son travail de formation dans plusieurs autres pays d’Afrique anglophones. Ainsi, elle sillonnera le Kenya, l’Ouganda, le Mallawi, la Zambie, le Ghana, le Nigéria, le Botswana et la Namibie, sans oublier ses nombreuses incursions pendant quatre ans, aux Philippines.

Un site Web de réflexion et d’inspiration

De retour au Québec aujourd’hui, Sr Nicole propose ses services en animation de retraite et de journées de réflexion un peu partout dans la province. Elle donne également des séminaires de formation en catéchèse et en pastorale.

Consciente de l’omniprésence de l’univers numérique, elle a intégré un nouvel outil de communication : le site Web! Elle gère un site Web qui se veut un carrefour d’échanges. On y présente plusieurs capsules vidéo réalisées avec des bénévoles du diocèse Saint-Jean-Longueuil.

Outre tout son parcours, Sr Nicole Grégoire a parlé de sa congrégation religieuse, de ses origines qui remontent à Alger, en 1869. Rappelant quelques éléments historiques marquants, elle a fourni quelques informations sur les œuvres en cours.

Cette conférence à double volet a captivé complètement son auditoire. Les questions et les échanges se sont d’ailleurs poursuivis lors de la collation.

Consultez l’album photos – Crédit photos : Sr Gisèle Lalande

« Ouvrir les portes à la VIE pour garder la mission SNJM vivante jusqu’au bout! »

La célébration des anniversaires des sœurs et des personnes associés-es aux SNJM du Québec, le 18 février dernier, a fourni une opportunité rêvée pour procéder à la remise du livret des Actes du XXXIVe chapitre général de la congrégation. Reçu et perçu comme un cadeau significatif, ce livret aux couleurs d’espérance, porte une invitation stimulante avec ce thème évocateur « OUVRONS GRAND NOS PORTES ».

Fruit de la préparation au Chapitre de toutes les sœurs et personnes associées, les Actes contiennent les réponses aux besoins changeant de la communauté et du monde qui ont été discernées par les participantes lors du chapitre de l’été 2016. Ce dernier est l’équivalent d’un grand congrès se déroulant sur plusieurs jours, à tous les cinq ans.

Des appels à ouvrir des portes à la Vie

« En ce temps d’après chapitre, nous sommes invitées à poursuivre l’aventure avec l’Esprit », a mentionné sœur Denise Riel, animatrice provinciale lors de son intervention, avant de procéder à la remise officielle. « Les Actes du Chapitre éclatent d’appels à ouvrir des portes à la Vie et nous offrent un dynamisme pour garder la mission SNJM vivante jusqu’au bout. Quel beau cadeau de fête ! », a-t-elle ajouté avec enthousiasme.

Produit par les membres de l’Équipe de leadership de la Congrégation, ce livret est accompagné d’une lettre incitant à l’ouverture, à l’accueil et au travail en collaboration. « Ensemble, puissions-nous reconnaître que Dieu est là, tout près de la porte. Ouvrons grandes les portes de notre cœur. Ouvrons-les aux autres et au monde ».

Remise officielle

Après les activités reliées aux célébrations des anniversaires, les personnes présentes ont été invitées à recevoir leur livret des Actes du chapitre des mains des membres des Équipes de leadership de la congrégation et de la province de Québec. C’est ainsi que sœur Linda Haydock, supérieure générale, sœur Lorna Cooney, conseillère générale, sœur Denise Riel, animatrice provinciale, sœurs Claudette Bastien et Beverley Wattling, coordonnatrices provinciales, ont pu remettre les livrets aux personnes présentes.

La célébration s’est par la suite poursuivie par un engagement de toutes :

Nous nous engageons à continuer notre Aventure avec l’Esprit.

Que cet Esprit nous guide

À ouvrir des portes sur la vie

Et à révéler le visage accueillant de notre Dieu.

Un vibrant Alleluia a exprimé l’action de grâce.

Puis, une collation a réuni les participantes dans la convivialité et la bonne humeur.

Crédit photos - Sr Gisèle Lalande

Célébrer les anniversaires sous le thème « Chantons la vie »

C’est sous le thème « Chantons la vie » qu’au eu lieu la traditionnelle fête des anniversaires chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). L’événement réunissant les sœurs et les personnes associées à la congrégation, s’est tenu à la Maison Jésus-Marie, le 18 février dernier.

Le ton a été donné dès l’arrivée dans le hall d’entrée. L’accueil de trois élèves du Collège Durocher-Saint-Lambert, la décoration de ballons et les présences de sœurs nombreuses invitaient à la joie et au partage.

Bouquets de chansons

Au programme de la fête, trois bouquets de chansons étaient offerts : chansons de joie, d’entrain, de couleurs, de vie, chansons connues depuis la plus tendre enfance des personnes. Chaque bouquet regroupait les mélodies selon le thème soit de la nature, soit des arts et de la culture, soit des relations.

Chaque thème était introduit par un court commentaire de membres du comité de préparation de la fête et invitait à un court échange entre les personnes présentes.

Surprise festive

Une surprise attendait le groupe : Madame Diane Plante, violoniste, ancienne élève de sœur Maryse Moisan, s’est présentée avec un groupe de ses étudiants. L’interprétation de valses connues a suscité de la joie, des fredonnements et quelques pas de danse. Ces jeunes musiciens ont apporté un vent de fraîcheur et de nombreux souvenirs à l’assemblée.

Le texte d’une prière, composée par Jacques Gauthier, rappelant la grâce qu’est chaque personne et le refrain « Halleluja » de la chanson de Leonard Cohen ont conclu avec justesse ce temps de fête communautaire.

Encore une fois, le comité organisateur a fait preuve de créativité pour apporter une touche distinctive à cette fête traditionnelle chez les SNJM.

Consultez l’album photos

Crédit photos – Sr Gisèle Lalande

La poésie kasàlà ou l’art de célébrer la vie dans la personne

Assister à un récital de poésie kasàlà est une expérience magique. C’est du moins ce que nous ont confirmé les personnes présentes au récital, donné par le Cercle des poètes de la Montérégie, le dimanche 22 janvier dernier, à la Maison Jésus-Marie.

Accompagné de Pascal Bonneau qui a étudié au Ghana le djembé, une sorte de tambour africain, plusieurs membres du Cercle des poètes de la Montérégie ont donc présenté leurs œuvres. Des œuvres très personnelles comme l’exige cet art oral africain qu’est le kasàlà.

Célébrer la vie dans la personne

Le kasàlà repose sur le principe de se louer et de louer les autres. « Dans l’art africain, la proclamation de son propre kasàlà renforce le cœur des autres. L’utilisation du « je » dans cette pratique est acceptée car c’est un « je » qui dépasse l’être. C’est l’expression de notre appartenance à quelque chose de plus grand qui nous est commun. »*

Premier à enseigner le kasàlà voilà 20 ans, Jean Kabuta, originaire du Congo, et ses animateurs ont utilisé cette forme d’art pour valoriser les personnes. Ils ont perçu l’apport des rituels poétiques et musicaux sur le subconscient et la transformation de l’être.

Dans leurs recherches, les membres du Cercle des poètes de la Montérégie ont découvert les diverses fonctions du kasàlà, à partir du rituel et de l’esthétisme jusqu’à des fonctions libératrice, transformatrice avec la capacité de s’ouvrir à un monde plus vaste tout en rendant à chacune, sa place légitime.

Ils ont aussi apprivoisé les principaux types du Kasàlà que sont :

  • Kasàlà de soi
  • Kasàla de l’autre
  • Kasàlà de l’auto-dérision, etc.

Au-delà des textes poétiques toujours très personnels, il y a la touche musicale. L’artiste Pascal Bonneau a ainsi accompagné les poètes. Il a démontré une belle maîtrise de son instrument, le « djembé », un tambour africain d’une très belle sonorité. Il a aussi fourni des explications complémentaires très appréciées du public.

Cercle des poètes de la Montérégie

Rappelons que le Cercle des poètes de la Montérégie a été créé en 1989 par René Boulianne et Michelle Michaux. Il regroupe un maximum de 30 membres. Tout en se préoccupant de son développement et de son rayonnement, cette organisation a pour but de « contribuer à l’enrichissement du patrimoine dont la langue constitue la plus belle ressource. »

Dans cette perspective globale, les membres du Cercle repoussent constamment les frontières en explorant les formes d’expression sous diverses cultures. Après celle du kasàlà (dont le mot origine du Congo), les poètes du Cercle partiront à la découverte de la culture amérindienne en 2017.

Le récital poésie du 22 janvier fait partie de la programmation des activités organisées à la Maison Jésus-Marie par le comité dirigé par sœurs Maryse Moisan et Gisèle Lalande.

Reportage photos - Crédit photos – Sr Gisèle Lalande

*Référence

Pour le plaisir, vous pouvez découvrir un poème kasàlà en consultant le fichier PDF en cliquant sur le lien ci-dessous.

De missionnaire au Cameroun à l’Accueil Bonneau

Portrait d’une femme engagée : sœur Nicole Fournier

Figure bien connue de la scène montréalaise par son rôle au sein de l’Accueil Bonneau, sœur Nicole Fournier, de la congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, a captivé son auditoire lors de sa conférence le 13 janvier dernier, à la Maison Jésus-Marie.

Nommée Chevalière de l’Ordre national du Québec en 2006, celle qui a dirigé l’Accueil Bonneau pendant 22 ans, n’était pas à court d’éléments à raconter, bien au contraire. Curieuse de nature, désirant toujours approfondir ses connaissances, Nicole Fournier n’a pas cessé d’apprendre au cours de toute sa carrière.

Après avoir été institutrice à Québec pendant sept années, sœur Fournier est appelée à enseigner au collège de Mazenod, au Cameroun, en 1971. Elle se fait missionnaire pendant 13 ans et profite alors de son séjour, pour mieux connaître la culture et les mœurs de ce peuple africain.

Engagée dans la réinsertion auprès des personnes itinérantes

De retour au Québec, en 1984, sœur Nicole Fournier accepte d’aller donner un coup de main bénévole à la salle à manger de l’Accueil Bonneau. Elle devient rapidement la responsable des bénévoles. Puis l’année suivante, on la nomme directrice générale.

Pendant son mandat, elle a réussi à faire grandir cet organisme dédié à la réinsertion de personnes en situation d’itinérance ou qui risque de l’être. Lors de son départ en 2006, l’Accueil Bonneau comprenait quatre maisons d’hébergement, une salle de jour et un lieu de répit à la campagne. À cela s’ajoutent les services de repas, d’habillement, de pastorale et d’accompagnement psychosocial. Elle a eu à gérer également la reconstruction du bâtiment principal, situé dans le Vieux-Montréal, détruit en partie par une explosion en 1998.

Son rôle auprès des démunis et plus particulièrement des itinérants a suscité d’ailleurs beaucoup de questions de la part de l’auditoire qui a été captivé par ses expériences.

Tour d’horizon sur les Sœurs grises de Montréal

Joignant l’utile à l’agréable, sœur Nicole Fournier, ne s’est pas contentée de parler uniquement de son parcours de vie, même s’il est exemplaire. Elle a profité de l’occasion pour mieux faire connaître le charisme et les œuvres de sa congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, connue également sous le nom des Sœurs grises de Montréal.

Avec l’aide de photos dont plusieurs représentant des peintures, sœur Fournier a aussi retracé l’histoire de sa congrégation pour faire découvrir quelques faits méconnus. Bref, cette première conférence de l’année 2017 a rempli une double mission, soit celle de présenter un portrait de femme engagée, déterminée et active tout en partageant ses connaissances d’une communauté religieuse impliquée dans son milieu.

Rappelons que sœur Nicole Fournier est récipiendaire de plusieurs distinctions dont celle de « Grande montréalaise » et du Prix d’humanisme de l’Association des médecins psychiatres du Québec. Elle est reconnue pour la qualité de son engagement, sa bonté et sa générosité.

Consultez l’album photos – Crédit photos Sr Gisèle Lalande

Superbe geste d’amour et de partage pour débuter l’année au pavillon Saint-Charles

Les sœurs du pavillon Saint-Charles ont vécu de beaux moments de réjouissance lors des festivités du jour de l’An 2017. « Il fallait voir le sourire et les yeux pleins de lumière lors de l’apparition de leurs consœurs et amies, avec qui, dans certains cas, elles ont partagé de bons moments pendant des années », souligne avec enthousiasme, sœur Lise Brosseau, une des responsables de cette activité spéciale.

L’initiative a permis de vivre de magnifiques moments de fraternité et de gaieté dans la bonne humeur. Il faut dire que les chants de circonstances, soutenus par les tambourines, les clochettes et une accompagnatrice douée au piano, en la personne de sœur Claire Bélisle, ont grandement contribué à créer une ambiance festive.

La musique ravive les souvenirs

 « Vous avez vraiment apporté de la vie et de la joie au cœur de vos aînées. On les sentait vibrer. Leur sourire éclatait sur leur visage », mentionne sœur Brosseau qui ajoute « C’est sûr que si elles avaient pu s’exprimer, elles auraient dit « Encore! Encore! »

Cette rencontre, sous le signe de la musique, a stimulé plusieurs participantes qui semblaient retrouver des petites parcelles de souvenir. C’est ce qui a fait dire aux responsables de cette activité qu’il serait plus que souhaitable que l’expérience soit reprise à divers moments de l’année. « Il serait bon de revenir chanter avec elles des chants populaires, que tout le monde sait chanter et des chants de leur jeunesse. »

L’invitation lancée, les responsables ont insisté pour remercier chaleureusement toutes les sœurs du pavillon Saint-André, venues célébrer avec leurs aînées du pavillon Saint-Charles. « Ce fut un beau geste de partage et d’amour que vous avez manifesté. Votre visite a été grandement appréciée », a conclu sœur Lise Brosseau.

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