Chez-nous

La poésie kasàlà ou l’art de célébrer la vie dans la personne

Assister à un récital de poésie kasàlà est une expérience magique. C’est du moins ce que nous ont confirmé les personnes présentes au récital, donné par le Cercle des poètes de la Montérégie, le dimanche 22 janvier dernier, à la Maison Jésus-Marie.

Accompagné de Pascal Bonneau qui a étudié au Ghana le djembé, une sorte de tambour africain, plusieurs membres du Cercle des poètes de la Montérégie ont donc présenté leurs œuvres. Des œuvres très personnelles comme l’exige cet art oral africain qu’est le kasàlà.

Célébrer la vie dans la personne

Le kasàlà repose sur le principe de se louer et de louer les autres. « Dans l’art africain, la proclamation de son propre kasàlà renforce le cœur des autres. L’utilisation du « je » dans cette pratique est acceptée car c’est un « je » qui dépasse l’être. C’est l’expression de notre appartenance à quelque chose de plus grand qui nous est commun. »*

Premier à enseigner le kasàlà voilà 20 ans, Jean Kabuta, originaire du Congo, et ses animateurs ont utilisé cette forme d’art pour valoriser les personnes. Ils ont perçu l’apport des rituels poétiques et musicaux sur le subconscient et la transformation de l’être.

Dans leurs recherches, les membres du Cercle des poètes de la Montérégie ont découvert les diverses fonctions du kasàlà, à partir du rituel et de l’esthétisme jusqu’à des fonctions libératrice, transformatrice avec la capacité de s’ouvrir à un monde plus vaste tout en rendant à chacune, sa place légitime.

Ils ont aussi apprivoisé les principaux types du Kasàlà que sont :

  • Kasàlà de soi
  • Kasàla de l’autre
  • Kasàlà de l’auto-dérision, etc.

Au-delà des textes poétiques toujours très personnels, il y a la touche musicale. L’artiste Pascal Bonneau a ainsi accompagné les poètes. Il a démontré une belle maîtrise de son instrument, le « djembé », un tambour africain d’une très belle sonorité. Il a aussi fourni des explications complémentaires très appréciées du public.

Cercle des poètes de la Montérégie

Rappelons que le Cercle des poètes de la Montérégie a été créé en 1989 par René Boulianne et Michelle Michaux. Il regroupe un maximum de 30 membres. Tout en se préoccupant de son développement et de son rayonnement, cette organisation a pour but de « contribuer à l’enrichissement du patrimoine dont la langue constitue la plus belle ressource. »

Dans cette perspective globale, les membres du Cercle repoussent constamment les frontières en explorant les formes d’expression sous diverses cultures. Après celle du kasàlà (dont le mot origine du Congo), les poètes du Cercle partiront à la découverte de la culture amérindienne en 2017.

Le récital poésie du 22 janvier fait partie de la programmation des activités organisées à la Maison Jésus-Marie par le comité dirigé par sœurs Maryse Moisan et Gisèle Lalande.

Reportage photos - Crédit photos – Sr Gisèle Lalande

*Référence

Pour le plaisir, vous pouvez découvrir un poème kasàlà en consultant le fichier PDF en cliquant sur le lien ci-dessous.

De missionnaire au Cameroun à l’Accueil Bonneau

Portrait d’une femme engagée : sœur Nicole Fournier

Figure bien connue de la scène montréalaise par son rôle au sein de l’Accueil Bonneau, sœur Nicole Fournier, de la congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, a captivé son auditoire lors de sa conférence le 13 janvier dernier, à la Maison Jésus-Marie.

Nommée Chevalière de l’Ordre national du Québec en 2006, celle qui a dirigé l’Accueil Bonneau pendant 22 ans, n’était pas à court d’éléments à raconter, bien au contraire. Curieuse de nature, désirant toujours approfondir ses connaissances, Nicole Fournier n’a pas cessé d’apprendre au cours de toute sa carrière.

Après avoir été institutrice à Québec pendant sept années, sœur Fournier est appelée à enseigner au collège de Mazenod, au Cameroun, en 1971. Elle se fait missionnaire pendant 13 ans et profite alors de son séjour, pour mieux connaître la culture et les mœurs de ce peuple africain.

Engagée dans la réinsertion auprès des personnes itinérantes

De retour au Québec, en 1984, sœur Nicole Fournier accepte d’aller donner un coup de main bénévole à la salle à manger de l’Accueil Bonneau. Elle devient rapidement la responsable des bénévoles. Puis l’année suivante, on la nomme directrice générale.

Pendant son mandat, elle a réussi à faire grandir cet organisme dédié à la réinsertion de personnes en situation d’itinérance ou qui risque de l’être. Lors de son départ en 2006, l’Accueil Bonneau comprenait quatre maisons d’hébergement, une salle de jour et un lieu de répit à la campagne. À cela s’ajoutent les services de repas, d’habillement, de pastorale et d’accompagnement psychosocial. Elle a eu à gérer également la reconstruction du bâtiment principal, situé dans le Vieux-Montréal, détruit en partie par une explosion en 1998.

Son rôle auprès des démunis et plus particulièrement des itinérants a suscité d’ailleurs beaucoup de questions de la part de l’auditoire qui a été captivé par ses expériences.

Tour d’horizon sur les Sœurs grises de Montréal

Joignant l’utile à l’agréable, sœur Nicole Fournier, ne s’est pas contentée de parler uniquement de son parcours de vie, même s’il est exemplaire. Elle a profité de l’occasion pour mieux faire connaître le charisme et les œuvres de sa congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal, connue également sous le nom des Sœurs grises de Montréal.

Avec l’aide de photos dont plusieurs représentant des peintures, sœur Fournier a aussi retracé l’histoire de sa congrégation pour faire découvrir quelques faits méconnus. Bref, cette première conférence de l’année 2017 a rempli une double mission, soit celle de présenter un portrait de femme engagée, déterminée et active tout en partageant ses connaissances d’une communauté religieuse impliquée dans son milieu.

Rappelons que sœur Nicole Fournier est récipiendaire de plusieurs distinctions dont celle de « Grande montréalaise » et du Prix d’humanisme de l’Association des médecins psychiatres du Québec. Elle est reconnue pour la qualité de son engagement, sa bonté et sa générosité.

Consultez l’album photos – Crédit photos Sr Gisèle Lalande

Superbe geste d’amour et de partage pour débuter l’année au pavillon Saint-Charles

Les sœurs du pavillon Saint-Charles ont vécu de beaux moments de réjouissance lors des festivités du jour de l’An 2017. « Il fallait voir le sourire et les yeux pleins de lumière lors de l’apparition de leurs consœurs et amies, avec qui, dans certains cas, elles ont partagé de bons moments pendant des années », souligne avec enthousiasme, sœur Lise Brosseau, une des responsables de cette activité spéciale.

L’initiative a permis de vivre de magnifiques moments de fraternité et de gaieté dans la bonne humeur. Il faut dire que les chants de circonstances, soutenus par les tambourines, les clochettes et une accompagnatrice douée au piano, en la personne de sœur Claire Bélisle, ont grandement contribué à créer une ambiance festive.

La musique ravive les souvenirs

 « Vous avez vraiment apporté de la vie et de la joie au cœur de vos aînées. On les sentait vibrer. Leur sourire éclatait sur leur visage », mentionne sœur Brosseau qui ajoute « C’est sûr que si elles avaient pu s’exprimer, elles auraient dit « Encore! Encore! »

Cette rencontre, sous le signe de la musique, a stimulé plusieurs participantes qui semblaient retrouver des petites parcelles de souvenir. C’est ce qui a fait dire aux responsables de cette activité qu’il serait plus que souhaitable que l’expérience soit reprise à divers moments de l’année. « Il serait bon de revenir chanter avec elles des chants populaires, que tout le monde sait chanter et des chants de leur jeunesse. »

L’invitation lancée, les responsables ont insisté pour remercier chaleureusement toutes les sœurs du pavillon Saint-André, venues célébrer avec leurs aînées du pavillon Saint-Charles. « Ce fut un beau geste de partage et d’amour que vous avez manifesté. Votre visite a été grandement appréciée », a conclu sœur Lise Brosseau.

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