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Que la paix soit avec elle

Campagne Développement et Paix

Deux rencontres de formation sur la nouvelle campagne automnale de Développement et Paix sous le thème « Les femmes au cœur de la paix » ont eu lieu récemment à la Maison Jésus-Marie et à la Résidence Marie-Rose-Durocher. Organisées par sœur Phyllis Douillard et madame Dorothy Guha, toutes deux membres de l’organisme, secondées par sœur Jeanne Dagenais du comité Solidarité-justice, ces rencontres ont permis de mettre en évidence l’influence positive des femmes.

À la Maison Jésus-Marie, une célébration de la Parole, animée par sœur Jeanne Dagenais, a donné le ton de la rencontre où l’on a souligné le travail de nombreuses femmes de foi, agentes de paix dans le monde. (Découvrez une prière de louange mentionnant une liste de noms de ces femmes, dans la section Prières et Réflexions.)

« … soutenir les femmes, c’est soutenir la paix »

La démarche de formation a suivi le même scénario dans les deux résidences. Après une chaleureuse bienvenue aux sœurs et personnes associées présentes, l’assistance a été invitée à partager ce que signifie la paix en tenant compte de l’expérience de chacune. Des échanges en petits groupes et en plénière ont permis de mieux connaître la perception des participantes.

Dans le volet suivant, trois sœurs ont personnifié trois artisanes de paix, présentées dans la documentation de l’organisme, afin de témoigner de leur expérience de paix.

Pour enrichir le bagage de connaissances des participantes, sœur Phyllis a complété la formation en dévoilant de nombreux renseignements faisant ressortir le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits et la construction de la paix. On réalise malheureusement que l’expertise des femmes est largement sous-estimée et qu’elles sont exclues constamment des processus de paix formels. De plus, leurs organisations souffrent d’un sous-financement chronique qui nuit à leur essor et apport positif.

Des données révélatrices…

  • Les femmes contribuent à réduire la violence

La seule augmentation de 5 % de la présence des femmes au Parlement a pour résultant qu’un État est cinq fois moins susceptible de recourir à la violence lors d’une crise internationale.

  • Les femmes renforcent la construction de la paix

Lorsque des femmes participent à l’élaboration d’un accord de paix, ce dernier est 35 % plus susceptible d’avoir une durée de vie d’au moins 15 ans.

  • Les femmes contribuent au maintien de la paix

Le risque de reprise d’un conflit est presque nul lorsque 35 % des parlementaires sont des femmes.

Agissons pour la paix

Pour donner un sens et une profondeur à cette démarche instructive, un rituel composé d’un chant et d’une danse, convie toutes les personnes présentes à communier à ce mouvement de paix. (Le texte du chant sur lequel les personnes ont dansé, a été traduit par sœur Simone Perras. Il se trouve également dans la section Prières et Réflexions du site Web.)

La rencontre se termine sur un appel à s’engager aux côtés des femmes et des organismes qui œuvrent à la construction d’un monde plus juste et pacifique.

Le moyen proposé est celui de signer la carte d’action de Développement et Paix – Caritas Canada demandant au premier ministre Justin Trudeau, de soutenir les femmes et les organisations de femmes qui travaillent pour la paix, et d’adopter une stratégie tangible et un échéancier précis pour parvenir à un niveau d’aide publique au développement qui représente 0,7% du revenu brut.

Soyons, nous aussi, au cœur de la paix!

Photos – Sœur Yolande Dufresne et Sœur Lise Brosseau

Pour plus d’informations sur la campagne de Développement et Paix

Rassemblement automnal SNJM sous le thème : « ouvertes à la transformation »

À l’occasion du premier rassemblement provincial de la nouvelle saison, les membres de l’équipe de leadership provincial SNJM ont dévoilé le thème de l’année : « ouvertes à la transformation ».

Après avoir été appelées au cours des deux dernières années, à « ouvrir nos portes sur l’avenir et sur la vie », le contexte actuel se prête parfaitement à ce thème évocateur comme l’a expliqué sœur Denise Riel, animatrice provinciale.

Cette dernière a précisé les raisons de ce choix, notamment par :

  • Les expériences de nombreux deuils expérimentés au quotidien : vieillissement, décès trop nombreux, changements de résidence, etc.
  • Les événements sociaux dont l’arrivée de personnes réfugiées, les désastres écologiques, la violence, la corruption, etc.

« C’est autant de situations qui nous appellent à nous ouvrir à la transformation », a-t-elle mentionné.

Trois priorités

Trois personnes ont parlé de leur expérience de situations difficiles dans leur vie qui ont été source de transformation. Ces témoignages, touchants de vérité et d’espérance, ont suscité réflexion et échanges en petits groupes.

En plénière, en regard aux témoignages et discussions, les participantes ont confirmé la pertinence du choix du thème à ce moment-ci de l’histoire de la congrégation.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial ont présenté, par la suite, les trois priorités retenues pour développer le thème, invitant chacune à implanter, dans son quotidien, l’ouverture à la transformation :

  • Un autre regard sur la vie religieuse
  • Un pas de plus vers les migrants et les réfugiés
  • Des communautés vertes en devenir

La rencontre s’est poursuivie avec la présentation d’un rituel qui invite à profiter de l’entrée dans une nouvelle année pour reconnaître le don de Dieu dans son histoire personnelle et communautaire et à rester ouvertes à l’avenir qui vient.

Au moment de l’envoi en mission, un feuillet a été remis à chaque personne avec cet appel : « Laissons Dieu nous transformer et nous donner une intelligence nouvelle » (rom. 12,2)

Une collation à la fin de la rencontre a favorisé les retrouvailles et les échanges. Ce fut une rencontre réussie notamment, pour l’énergie insufflée.

Reportage photos – Sr Gisèle Lalande – Sr Pat O’Neill

Moments de retrouvailles et de reconnaissance à Saint-Bruno

La paroisse Saint-Bruno célébrait en septembre dernier son 175e anniversaire de fondation sous le thème « 175 ans, ça se fête! ». La célébration eucharistique, présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque auxiliaire du diocèse Saint-Jean-Longueuil, se déroule dans la sobriété et rend hommage aux « femmes et hommes d’hier et d’aujourd’hui, engagés à la suite du Christ, qui ont fait de la paroisse Saint-Bruno ce qu’elle continue d’être aujourd’hui », a mentionné le curé, Michel Boutot.

Sœur Aline Hébert, enseignante pendant plusieurs années à l’école Montarville et chez les Trinitaires, présente une fleur au nom des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie au cours d’un rituel significatif.  C’était une façon de souligner l’importante contribution de la congrégation qui a œuvré à Saint-Bruno-de-Montarville de multiples façons à partir de 1918.

Outre la présence de plusieurs religieuses dans les écoles Rabastalière et Montarville, il faut mentionner celle de sœurs venues enseigner la musique, de celles-là, les sœurs Françoise Lafortune et Luce Boyer étaient présentes.

Outre le travail dans le secteur de l’éducation, s’ajoute bien évidemment, le travail en paroisse. Les sœurs y ont largement participé. Pensons en particulier à sœur Luce Boyer et à ses vingt ans au comité de liturgie. Sœur Thérèse Lemay, directrice de l’école Montarville, et sœur Line Gratton ont œuvré dans le domaine de l’éducation et toutes deux, comme bénévoles en paroisse et ce, pour de longues années.

Témoignages de reconnaissance

Les festivités se poursuivent et sont l’occasion de renouer connaissance autour d’un vin d’honneur. Les sœurs Aline Hébert, Luce Boyer et Françoise Lafortune, représentant la congrégation à cette occasion, ont eu le plaisir de vivre des retrouvailles émouvantes et stimulantes.

Pour l’une, sœur Luce Boyer a été approchée par les parents d’un élève, devenu juge aujourd’hui, qui lui ont rappelé comment l’enseignement de la musique a toujours servi leur fils, tout au cours de sa vie, notamment pour apporter un moment de détente dans les situations de stress. Elle a aussi retrouvé avec plaisir des compagnes et compagnons d’armes du comité de liturgie.

Plusieurs participants sont venus spontanément rencontrer les sœurs présentes pour témoigner de leur reconnaissance. Ils n’ont pas manqué de relever l’importance de l’enseignement reçu et de l’encadrement offert dans leur parcours de vie.

Ce fut, à ne pas en douter, de bien beaux moments pour les trois religieuses qui ont eu la chance d’échanger sur ces moments privilégiés d’une autre époque. Ce fut aussi l’occasion pour elles de se remémorer des anecdotes qui rappellent les conditions de vie bien différentes de celles d’aujourd’hui.

Ainsi, sœur Françoise Lafortune, qui en était à sa première mission en 1965, en tant qu’enseignante en musique, se rappelle que faute d’espace, elle a dû dormir dans son local de musique. 

Ces quelques faits nous permettent de mieux réaliser les nombreuses dimensions du terme « vocation ». Autres temps, autres mœurs…

Consultez l’album photos – Photos : Michel Lanctôt

Succès de l’exposition sur les congrégations religieuses féminines à la Maison Saint-Gabriel

La congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie fait partie de la douzaine de communautés religieuses féminines faisant l’objet de l’exposition « 375 ans au cœur de l’action » de la Maison Saint-Gabriel. Organisée dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal, cette exposition temporaire qui prendra fin le 22 décembre prochain, connaît un retentissant succès.

Outre une brève présentation sur chacune des congrégations religieuses sollicitées, on retrouve moultes objets et documents d’archives pour illustrer la diversité des implications des religieuses à la vie de Montréal et de la société québécoise. Tout en rappelant la présence de ces femmes d’action dès la fondation de la ville, l’exposition a le mérite de signaler la diversité des rôles assumés par ces religieuses : enseignantes, infirmières, architectes, musiciennes, scientifiques, travailleuses sociales…

L’exposition a le mérite de lever le voile sur tout un pan de l’héritage de ces congrégations religieuses féminines qui ont fondé de nombreuses institutions (hôpitaux, écoles…) dont plusieurs prestigieuses que l’on songe seulement à l’école de musique Vincent-d’Indy, le Pensionnat Saint-Nom-de-Marie et le Collège Durocher-Saint-Lambert pour les SNJM.

L’initiative de la Maison Saint-Gabriel offre ainsi l’opportunité de découvrir la diversité des engagements du passé et du présent de ces congrégations féminines, moins visibles aujourd’hui, mais toujours en mission.

La réalisation de cette exposition s’est appuyée sur la collaboration des communautés religieuses féminines et de leur service d’archives. Elle a profité du soutien financier de la Ville de Montréal et du ministère de la Culture et des Communications dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

Selon les premiers estimés, la Maison Saint-Gabriel aurait connu une hausse de plus de 15 % de sa fréquentation depuis le début de l’année, démontrant l’intérêt des Montréalais et des touristes pour l’histoire de Montréal, sous des angles différents. Sans pouvoir identifier la source principale de cette augmentation, on ne peut nier l’influence de cette année anniversaire de la Ville et de la tenue d’une exposition inédite.

Consultez l’album photos

Mère Marie-Rose inspire le compositeur Airat Ichmouratov

À l’ouverture de sa 32e saison, l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) a présenté en première mondiale, la Symphonie no 1 « Sur les ruines d’un ancien château fort », créée par le compositeur Airat Ichmouratov, un longueillois d’adoption. Cette symphonie rend hommage à Charles II Le Moyne de Longueuil et à la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Le premier mouvement de cette création du compositeur né en Russie, se veut un portrait musical du fils aîné du fondateur de Longueuil. « Au début, les timbales et la grosse caisse imitent les tambours de guerre autochtones dans le lointain, puis un thème aux cors évoque la figure du baron. Plus loin, Ichmouratov s’identifie au héros. » Viennent alors se greffer « ses propres souvenirs d’immigrant émerveillé… »*

Un scherzo joyeux suit dans le second mouvement. Il y décrit le Longueuil actuel, avec ses fêtes, la vie active où s’entremêlent les jeux d’enfants, le bruit de la circulation et la vie nocturne.

Douceur et force de caractère

Avec l’Adagio maestoso, Airat Ichmouratov nous ramène au XIXe siècle. Il fait honneur à une « autre grande figure de l’histoire longueuilloise, la bienheureuse Marie-Rose Durocher. » * Née Eulalie Durocher (1811-1849), Mère Marie-Rose a fondé la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en 1843.

« L’Adagio reflète autant la douceur que la force de caractère de la religieuse ainsi que la vie modeste au couvent. À ce portrait, Ichmouratov superpose celui de sa propre mère, disparue accidentellement au moment où il travaillait sur ce mouvement. »*

La finale de cette symphonie est constituée d’un retour sur les moments évoqués précédemment : « fêtes, batailles, moments de nostalgie et se termine par une célébration de la vie actuelle à Longueuil, désormais joyeuse et paisible. »*

Cette première mondiale a eu lieu dans le cadre du concert d’ouverture de la 32e saison de l’Orchestre symphonique de Longueuil. Afin de souligner particulièrement le 360e anniversaire de la Ville de Longueuil, le directeur artistique et chef attitré, Marc David a réuni quelques-uns des grands artistes de Longueuil.

Outre l’œuvre du compositeur Airat Ichmouratov, présentée en dernière partie de ce concert, on retrouvait en ouverture, la Fantaisie sur L’Heptade de Neil Chotem, inspirée de l’album mythique de Serge Fiori et d’Harmonium. André Moisan a suivi avec son remarquable Concerto pour clarinette de Mozart.

Un compositeur reconnu dans le monde

Soulignons que le compositeur Airat Ichmouratov a étudié la clarinette avant d’obtenir son diplôme en 1996. Après plusieurs tournées en Europe, il s’installe à Montréal en 1998 où il décroche une maîtrise puis un doctorat en direction d’orchestre à l’Université de Montréal, en 2005. Il a été chef d’orchestre assistant à l’Orchestre de Chambre Les Violons du Roy, chef en résidence de l’Orchestre symphonique de Québec avant de joindre le groupe Klezmer Kleztory. Il y démontre tout son art, en jouant de la clarinette, en composant et en réalisant les arrangements. Il a effectué de nombreuses tournées à travers le monde avec ce groupe. Sa musique est exécutée par de nombreux ensembles et musiciens dans plusieurs pays. Il est compositeur associé au Centre de musique canadienne depuis 2010.

*Programme du concert d’ouverture de l’OSDL du 28 septembre 2017

Mère Marie-Rose Durocher nommée patronne secondaire de la paroisse Saint-Arsène

À l’occasion de la messe de 10 h, célébrée par le sulpicien Robert Gagné, Mère Marie-Rose Durocher a été reconnue officiellement « Patronne secondaire » de l'église St-Arsène. La paroisse située dans le quartier Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal, avait lancé une invitation aux paroissiens dans le semainier sous le titre « Nous fêtons Marie-Rose Durocher ».

Pour cette célébration spéciale, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de la Résidence Marie-Rose-Durocher, à Montréal, ont assuré le chant de la messe, dédiée à leur fondatrice Mère Marie-Rose. Elles étaient accompagnées à l'orgue par sœur Monique Thériault.

Quelques paroissiens habituels étaient venus partager la joie des religieuses présentes. L’assistance a aussi apprécié la présence de sœur Jacqueline Aubry du Secteur-Mission, accompagnée d'une compagne d'études, religieuse du Christ-Roi.

Au cours de la célébration eucharistique, sœur Denise Mercier a livré une brève biographie de la fondatrice de la congrégation, la Bienheureuse Marie-Rose Durocher. Sœur Louise Danis a présenté les intentions de prières.

Actuellement, la statue de Mère Marie-Rose est exposée dans le chœur de l'église, en attendant son transfert dans l'alcôve qui lui est réservée.

Voir l'album-photos

Une façon de partager la mission SNJM dans le monde d’aujourd’hui

15 ans de partenariat

L’organisme Chemins de vie a ouvert son année de célébration de ses 15 ans d’existence lors d’un cocktail festif le 14 septembre dernier. L’occasion était belle de rappeler le chemin parcouru pour cet organisme qui a su développer sa marque de commerce : « l’accueil chaleureux et inconditionnel de tous ceux et celles qui veulent poursuivre ou entreprendre une démarche spirituelle », a souligné Yvonne Demers, une des membres du conseil d’administration.

La rencontre a été le théâtre de nombreux témoignages bien sentis de personnes qui ont bénéficié et/ou qui ont décidé de s’impliquer activement, conquis par le mode de fonctionnement, par la vision et l’apport de cet organisme dans le développement et l’épanouissement de chaque individu.

Il n’est donc pas surprenant que les SNJM du Québec soient partenaires de cet organisme depuis 15 ans puisque la mission et les valeurs de l’organisme rejoignent les deux volets de leur mission éducative : éducation de la personne dans toutes ses dimensions et engagement dans la solidarité sociale. 

Partager la mission SNJM dans le monde d’aujourd’hui

Les orientations du dernier Chapitre général de la congrégation « éclatent d’appels à ouvrir les portes à la Vie ». Elles incitent au « dynamisme pour garder la mission vivante jusqu’au bout… Le partenariat avec des organismes et des groupes qui incarnent les mêmes valeurs et les mêmes préoccupations contribue à poursuivre notre mission autrement », rapportait un article dans le Journal de l’Équipe de leadership de la province (novembre 2016).

Ce partenariat s’exprime par un soutien financier mais aussi par l’engagement de sœurs. Ainsi, sœur Denise Riel, cofondatrice de l’organisme, y a été coordonnatrice pendant dix ans. Elle continue de s’y engager en animant l’atelier La spiritualité, un art de vivre et en étant membre du petit groupe qui célèbre le dimanche.

Sœur Françoise Lanthier y œuvre à l’accueil et anime des petits groupes de partage de la Parole. Sœur Constance Létourneau accompagne individuellement des personnes en recherche spirituelle. Sœur Marie-Paule Demarbre est membre du conseil d’administration alors que d’autres SNJM participent à l’une ou l’autre des rencontres témoignages.

Trouver sa mission, découvrir Dieu…

Dans son intervention rappelant quelques éléments motivateurs qui incitent les gens à joindre l’organisme Chemins de vie, sœur Constance Létourneau a souligné le désir de « trouver sa mission », d’apprendre à prier, à faire face à des situations difficiles et à découvrir Dieu. Selon elle, les motifs ne manquent pas pour légitimer son partenariat et celui des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.

« Je trouve la famille de Chemins de vie tellement généreuse, vivante, créative et adaptée aux besoins de notre société toujours en évolution. De nouveaux projets naissent, d’année en année, toujours plus intéressants les uns que les autres et visant à répondre à de nouveaux défis. »

À la lumière de ce témoignage et de tous les autres, on ne peut souhaiter que cette année de festivités apporte dynamisme et énergie, à toutes les personnes engagées à Chemins de vie, membres de l’équipe, participants et participantes, partenaires, donateurs et donatrices.

Visionnez le reportage photos.

Consultez le communiqué d’Yvonne Demers

Mobilisation des SNJM en faveur des personnes migrantes et réfugiées

Pouls de la situation sur la Rive-Sud

Ne pouvant rester insensibles à la crise mondiale de la migration et à la polarisation des propos anti-immigration, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont dévoilé leur prise de position collective en faveur des personnes migrantes et réfugiées. Elles ont accompagné la parole au geste en sollicitant la collaboration d’organismes pour brosser le portrait de la situation sur la Rive-Sud, dans un contexte où le nombre de familles de réfugiés et de demandeurs d’asile s’est accru de façon exceptionnelle ces deux dernières années.

 « Nous sommes conscientes de l’importance de nous sensibiliser et de sensibiliser toute la population à la réalité vécue sur le terrain afin de remettre les choses dans leur juste perspective », a mentionné Sr Denise Riel, animatrice provinciale des SNJM. Dans le contexte actuel, l’animatrice provinciale des SNJM pour le Québec souhaite que les citoyens de la Rive-Sud « découvrent les petits et grands succès des expériences vécues par les divers organismes tout comme les défis auxquels nous sommes tous confrontés : migrants, réfugiés et nous, en tant que société d’accueil. »  

500 demandeurs d’asile sur la Rive-Sud

L’arrivée massive, l’été dernier, de personnes traversant la frontière pour obtenir la protection du Canada a nécessité la mise sur pied de plusieurs sites d’hébergement d’urgence dont celui à Boucherville, nommé Havre Providence. Avec la collaboration des équipes des mesures d’urgence du CISSS-ME, ce site a accueilli près de 500 personnes du mois d’août à la mi-septembre.

Durant cette même période, le Carrefour le Moutier a apporté son soutien à plus de 400 personnes dont 111 familles. « Nous avons principalement supporté ces personnes dans leurs démarches de logement, de ressources matérielles, de dépannage alimentaire, de demandes de permis de travail et d’inscriptions à l’école », a souligné Amalia Suarez, chargée de projet pour les demandeurs d’asile au Carrefour le Moutier qui a salué l’ouverture et la collaboration précieuse des propriétaires de Longueuil dans leur offre de logements pour ces nouveaux venus.

Parrainage d’État - Réfugiés syriens

Alors que le Canada a accueilli plus de 45 000 réfugiés syriens en 2015-16, le parrainage de l’état canadien prévoit accueillir 9000 réfugiés en 2017* (dont 1700 au Québec). Admettant que la situation était exceptionnelle l’an dernier, Nasrin Neda, intervenante à la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS) a insisté sur les défis importants imposés aux réfugiés. « Selon leur histoire et parcours, il est difficile pour ces personnes réfugiées de devenir autonomes et indépendantes dans un délai d’un an.  Développer des compétences linguistiques et comprendre les us et coutumes de la société d’accueil ne sont pas choses faciles pour la majorité des réfugiés, syriens ou autres, peu scolarisés et dont plusieurs proviennent de régions rurales. »

Même si l’aide gouvernementale cesse au bout de 12 mois, la MIRS continue son travail d’assistance auprès de la clientèle des immigrants et réfugiés. Pour assurer cette continuité, l’organisme diversifie ses sources de financement et renforce constamment sa banque de bénévoles pour pouvoir répondre aux besoins constants. L’expérience passée a démontré qu’il faut du temps et du soutien pour permettre aux immigrants et réfugiés du programme de parrainage d’état, de se prendre en main et devenir un actif pour la société.

Parrainage privé : des familles de réfugiés autonomes

La mobilisation du public devant la crise syrienne a permis d’accueillir au Québec 4500 réfugiés sous la forme de parrainage privé, une approche unique dans le monde. Sur la Rive-Sud de Montréal, de nombreux comités de parrainage privé ont vu le jour, tant à Saint-Jean-sur-Richelieu, qu’à Saint-Lambert, Saint-Hubert et Longueuil. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont contribué à la mise sur pied du comité de parrainage privé Chemins d’accueil de Longueuil qui a accueilli deux familles syriennes de 3 et 4 personnes, respectivement.

« En un an, la première famille de réfugiés syriens est devenue autonome. Le mari a trouvé un emploi alors que sa conjointe poursuit sa formation en français et ses études pour entreprendre une nouvelle carrière prochainement », mentionne Jacques Morin, coordonnateur du groupe Chemins d’accueil de Longueuil.  La seconde famille, arrivée l’hiver dernier, compte sur deux jeunes adultes qui travaillent déjà tout en poursuivant le programme de francisation de niveau 3, cet automne.   Selon l’intervenant, au-delà de la volonté première des réfugiés d’être indépendants rapidement, l’engagement actif des bénévoles au sein des comités et la force de leur réseau de contacts contribuent largement à la réussite des parrainages privés qui attirent les regards de plusieurs chercheurs et organismes, même européens.  

Le jeune Marcel Alhanout, 18 ans, a d’ailleurs témoigné de cette aspiration à s’intégrer et à profiter de la chance offerte de se donner une nouvelle vie. Signalant les défis quotidiens auxquels tous les membres de sa famille sont confrontés, Marcel s’est dit heureux de vivre au Québec. « Le premier élément qui nous a surpris et que l’on apprécie beaucoup, c’est la liberté que l’on retrouve ici. Nous sommes très reconnaissants envers notre société d’accueil. »

Admettant ne pas savoir encore comment leur engagement en faveur des personnes migrantes et réfugiées prendrait forme dans le futur, les SNJM souhaitent « collaborer avec d’autres pour bâtir une société meilleure où l’interculturalité est possible et où chacune et chacun a le droit de vivre pleinement », a conclu Sr Denise Riel.

Quelques faits

  • 22,5 millions de réfugiés dans le monde*
  • 1,2 millions d’entre eux sont en danger de mort*
  • Le Canada parraine 9000 réfugiés en 2017*
  • Le Canada a besoin de 300 000 immigrants par année pour renouveler sa population*
  • En l’espace de 5 à 10 ans, les personnes réfugiées réinstallées dans la société d’accueil deviennent des citoyens à part entière et contribuent à la société de multiples façons*
  • Le Québec a accueilli 17 205 demandeurs d’asile depuis le début de l’année (5525 en 2016)**
  • 500 demandeurs d’asile entre août et mi-septembre au refuge Havre-Providence à Boucherville**

Voir reportage photos ici

À propos des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM)

Première congrégation d’enseignantes fondée par une Canadienne, à Longueuil en 1843, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) œuvrent actuellement dans cinq pays. On leur doit au Québec la création de nombreuses institutions de renom dont l’École de musique Vincent-d’Indy et le collège Durocher Saint-Lambert sans oublier leur présence importante dans la presque totalité des écoles dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve-Mercier. Après avoir adopté des prises de position collective sur « L’eau comme droit humain et bien public » et contre « La traite humaine », les SNJM ont reconnu l’urgent besoin de déclarer leur solidarité et donner un témoignage public en agissant en faveur des personnes migrantes et réfugiées. En plus de participer au comité Chemins d’accueil de Longueuil, la congrégation participe au comité de parrainage privé de la paroisse St. Monica dans Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.

À propos du Carrefour le Moutier

Fondé en 1969, le Carrefour le Moutier est un organisme communautaire de première ligne à portée régionale qui, par la nature et la qualité de ses différents services, contribue à la promotion de la personne, à la prévention de la détresse psychologique de même qu’à l’inclusion sociale. Parmi ses services de première ligne, l’organisme est mandaté par le ministère de l’Immigration pour l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, avec un volet spécifique d’accompagnement des demandeurs d’asile dans leurs démarches de recherche de logement.

À propos de la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS)

Créée en 1975, la Maison internationale de la Rive-Sud est un organisme entièrement dédié au soutien des nouveaux arrivants, dont les réfugiés publics (soutenus par l’État). Son action porte principalement sur le soutien à l’établissement, à la francisation, à l’employabilité et à l’intégration dans la société d’accueil. L’organisme a développé une solide expertise et s’impose comme un acteur incontournable dans le domaine de l’intégration des personnes migrantes et réfugiées sur la Rive-Sud. À ce titre, il participe à plusieurs tables de concertation. Il est le seul organisme sur le territoire de la Rive-Sud, à être mandaté par le ministère de l’Immigration pour accompagner les réfugiés parrainés par l’État.

À propos du groupe Chemins d’accueil de Longueuil

Au départ, le groupe était constitué d’un noyau de 13 personnes de différents horizons, incluant des communautés religieuses, des représentants du diocèse de St-Jean-Longueuil, des représentants de groupes communautaires et des citoyennes et des citoyens sensibles à la cause.  Depuis, une trentaine de personnes contribuent de diverses façons à soutenir les deux familles parrainées. Chemins d’accueil de Longueuil est l’un des 12 groupes impliqués dans le parrainage privé sur le territoire du diocèse de St-Jean-Longueuil. 

* Jean-Nicolas Beuze, représentant canadien du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), entrevue au journal Le Devoir, 7 juillet 2017

** Données du Gouvernement du Canada (bureau d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada)

150 ans de la Paroisse de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Marques de reconnaissance aux SNJM

Présidée par l’archevêque Mgr Christian Lépine, la célébration eucharistique soulignant les 150 années de la paroisse Nativité-de-la-Sainte-Vierge, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a été placée sous le signe de l’accueil aux autres.

Dans son homélie, Mgr Lépine a notamment insisté sur le fait que chaque être humain a été créé à la ressemblance et à l’image de Dieu. Soulignant l’importance de ces moments de rencontre dans sa propre vie, il a invité l’assistance à aller vers l’autre, à créer des occasions de rencontres qui sont sources d’enrichissement personnel étonnantes. Les offrandes (pain, fruits, fleurs et vin) ont été apportées d’ailleurs par une famille africaine pour démontrer cet accueil bien réel aux immigrants dans le quartier.

Toute l’équipe pastorale de la paroisse dont le père Jorge Muniz, c.m., curé et les vicaires ont participé activement à cette messe commémorative à laquelle étaient également conviés les anciens curés et vicaires de même que les congrégations religieuses ayant œuvré ou œuvrant encore dans la paroisse.

Rendre hommage aux congrégations et aux femmes

Le curé Muniz n’a pas manqué l’occasion de souligner l’apport considérable de ces dernières en pastorale et en éducation, en nommant en premier lieu, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), très actives dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, depuis 1860.

Ce discours a également été repris par le maire de Montréal, Denis Coderre, lors de la cérémonie officielle de la Place des Tisserandes. Cette place veut rendre hommage aux femmes qui ont joué un rôle important dans le quartier où l’on retrouvait beaucoup de filatures de coton, implantées au 19e siècle pour poursuivre leurs activités au siècle suivant.

Située en face de l’église, juste en avant du perron, on retrouve une rosace qui est une réplique de celle de l’église, autour de laquelle, on a planté des arbres et des fleurs. On devrait également y installer prochainement une fontaine. L’idée derrière tout cet aménagement est de recréer un espace de rencontres conviviales pour l’ensemble des paroissiens tout en faisant un clin d’œil aux rencontres sur le perron d’église…

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) étaient représentées par Claudette Bastien, Florence Vinet, Simone Perras et Monique Thériault qui ont toutes habitées le quartier, à un moment de leur vie. Pour l’une, ce fut d’ailleurs sa première mission, soit d’aller enseigner à l’école Stadacona.

L’événement a favorisé également des retrouvailles avec plusieurs anciennes élèves. Plusieurs d’entre elles étaient d’ailleurs très heureuses de témoigner leur reconnaissance pour l’éducation reçue auprès des sœurs présentes.

Crédit photos - Photographe Maude Colin – Paroisse Nativité-de-la-Sainte-Vierge

Voir autres photos de l’événement – Site de la paroisse

Référence – Arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

Des leçons d’ouverture et de courage

Accueil de la 3e famille de réfugiés syriens

« On nous avait bien avertis lors de notre formation pour accueillir des musulmans de ne pas toucher les personnes de sexe opposé », raconte Sr Beverley Wattling. « Vous auriez dû voir notre surprise de voir la famille Alrayes nous serrer dans leurs bras, à leur arrivée à l’aéroport », poursuit-elle.

Depuis, les membres du comité de parrainage de la paroisse Sainte-Monica du quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, apprécient au quotidien, l’attitude d’ouverture manifestée par tous les membres de la famille Alrayes.  Malgré toute la souffrance vécue ces trois dernières années, chaque membre de cette famille démontre une sensibilité aux autres extraordinaire. Ils sont sources d’inspiration par le courage démontré mais aussi, par cette ouverture et cette sensibilité aux autres, cet intérêt à l’humain qui dépasse l’appartenance religieuse. 

Un long chemin vers la liberté

C’est un véritable parcours de combattant que les membres de la famille Alrayes ont dû surmonter ces dernières années. Le père, travailleur dans la construction puis comme conducteur de véhicule, relié au service d’un hôpital et la mère, comme traiteur, ont dû se résoudre à tout quitter, pour sauver leur vie et celle de leurs quatre enfants.

Partis se réfugier en Jordanie pendant trois ans, la situation n’a pas été plus rose pour autant. Le plus vieux des garçons, âgé à peine de 12 ans, s’est retrouvé soutien de famille en travaillant dans une épicerie-fruiterie. Le père, ayant des problèmes avec une jambe, s’est retrouvé limité dans sa recherche d’emploi.

Outre toutes les difficultés vécues par les familles de réfugiés en Jordanie, la famille Alrayes a dû surmonter les affres de l’attente interminable, après avoir fait leur demande d’accueil au Canada. Les démarches ont été complexes et longues, plus d’un an, provoquant bien des moments de découragement. Moments qui ont été partagés au Québec par les membres du comité de parrainage de la paroisse Sainte-Monica.

Il a fallu beaucoup de patience avant et même à l’arrivée des membres de la famille. En effet, à la suite d’une erreur administrative à l’ambassade canadienne en Jordanie, il y a eu quelques tracasseries administratives. L’utilisation du même prénom pour le père et l’un des fils a été à l’origine de cette confusion qui a pris plus d’un mois à se régler au Canada.

Quoiqu’il en soit, malgré les angoisses de l’attente et les difficultés reliées à l’adaptation à un environnement nouveau sans parler le français et l’anglais, les membres de la famille Alrayes respirent enfin. Il faut voir comment tous les membres de la famille syrienne sont attentifs aux autres. Visités au moins une fois par jour par un membre du comité ou un ami du groupe depuis leur arrivée le 22 juillet dernier, les membres de la famille Alrayes communiquent tant bien que mal par le truchement d’un interprète, d’une application de traduction sur un téléphone intelligent ou tout simplement, par des gestes.

« Réduire les préjugés contre la communauté musulmane »

Malgré la barrière de la langue, les visites de succèdent au logement de la famille Alrayes, pour prendre le pouls, les aider dans leurs démarches auprès des autorités administratives ou médicales et les familiariser à leur société d’accueil.

Même si les difficultés de communication sont bien présentes, les visiteurs remarquent l’état d’esprit des membres de la famille.  Lors d’une rencontre avec deux bénévoles, la plus jeune fille de la famille a eu le souci de s’intéresser à la personne qui restait toujours en retrait. C’est une belle leçon du souci de l’autre, de l’intérêt porté à toutes les personnes présentes, peu importe leur religion, leur sexe, leur langue. 

Consciente du défi majeur que leur imposait le choix d’une famille musulmane de six personnes dont quatre enfants, ne parlant ni français, ni anglais, Sr Beverley se réjouit de leur choix.            « Nous sommes très contents du climat d’entraide mutuelle vécu entre nous et la famille. Nous sommes aussi très heureux de l’opportunité qui nous est offerte de renforcer des liens d’amitié entre chrétiens et musulmans et de faire notre part, pour réduire les préjugés contre la communauté musulmane. »

Les premiers contacts à l’aéroport et ceux établis au quotidien démontrent somme toute, que peu importe la langue, la religion, la classe sociale, l’important est de ne pas perdre de vue, ce qui nous unit comme êtres humains.

Il y a encore bien des défis à relever pour tous les membres de la famille Alrayes, dont l’apprentissage de la langue, l’adaptation à un nouvel environnement et à une nouvelle culture. Malgré tout, à écouter Sr Beverley, nous avons, nous aussi, bien des choses à apprendre à leur contact, à commencer par s’ouvrir aux drames vécus par tous ces hommes, ces femmes et ces enfants, obligés de tout abandonner pour sauver leur vie.

Au cours des prochaines semaines, les enfants, tout comme les parents, suivront des cours d’alphabétisation ou participeront à des classes d’accueil, pour faciliter leur intégration.

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