Actualités

Se sensibiliser à la traite humaine au quotidien

Du premier janvier au 8 février 2018, une campagne de sensibilisation et d’intentions de prières a été orchestrée par le comité anti-traite du Réseau Justice et Paix SNJM. Les sœurs, les personnes associées SNJM, les laïques consacrées et toute personne sensible aux valeurs SNJM sont invitées à participer de façon individuelle ou collective à cette démarche pour contrer le phénomène de la traite humaine.

Cette initiative s’est inspirée de l’invitation des évêques américains aux fidèles à souligner la lutte contre la traite de diverses façons. Le projet a pris la forme d’un calendrier d’intentions de prières réparties aux divers groupes au sein de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Ces intentions de prières peuvent également servir de réflexion et de sensibilisation aux diverses facettes de ce phénomène qui touche toutes les sociétés, y compris au Québec et au Canada. Il a été conçu sous la forme d’un calendrier mais peut être utilisé de diverses façons et adapté selon les circonstances pour suggérer des intentions lors d’un temps de prière, apporter un moment de réflexion lors d’une réunion, etc.

Parmi les intentions, en voici quelques-unes :

  • Pour les victimes de la traite qui ne peuvent plus voir leur famille.
  • Pour les gens qui cherchent des membres disparus de leur famille.
  • Pour les personnes exploitées en milieu agricole.
  • Pour les gens qui sont sans ressources dans un autre pays à cause de la traite.
  • Pour les jeunes fugueurs dans leur vulnérabilité face à l'exploitation sexuelle.
  • Pour les rêves brisés des victimes d'arnaque qui sont soumis au travail forcé.
  • Pour les personnes qui écrivent des lettres aux membres du gouvernement afin de militer pour des lois plus justes.

Vous trouverez la version bilingue de ce calendrier sous la forme d’un fichier PDF, ci-dessous.

Un voyage en exil…

Comment ressentir ce que vivent les réfugiés? Peut-on réellement comprendre les dilemmes auxquels sont confrontés des milliers de personnes réfugiées dans le monde? Quels sont les enjeux de la crise migratoire? Voilà les aspects qui ont été abordés lors d’une journée de sensibilisation et de conscientisation à l’expérience des réfugiés et réfugiées, le 9 décembre dernier.

Organisée par le Service jésuite des réfugiés (Canada), cette journée a fait vivre des émotions fortes aux personnes participantes tout en fournissant des informations plus pertinentes que jamais pour comprendre ce phénomène de la migration forcée.

Quizz

Avant même de se plonger dans une expérience de simulation pour bien saisir ce que ressentent les réfugiés, il faut évaluer l’ampleur de la situation. D’après vous, combien de personnes deviennent réfugiées par minute dans le monde?

Vous donnez votre langue au chat? Ne vous en faites pas, vous n’êtes pas unique dans ce cas. La réponse est simple et terrible, à la fois. Le chiffre magique est 24. Et oui, on compte 24 nouvelles personnes réfugiées par minute, dans le monde. Il en résulte un chiffre encore plus terrifiant pour l’année : 65 millions de personnes réfugiées ou déplacées.

Ces réfugiés proviennent principalement de la Syrie, de l’Afghanistan, de l’Irak, du Yémen au Moyen-Orient; de la Somalie, du Soudan, de la République démocratique du Congo, de l’Érythrée en Afrique; du Honduras, du Salvador, du Guatemala et d’Haïti, en Amérique centrale.  86 % de ces personnes se dirigent naturellement vers des pays émergents à moyen et faible revenu. Ainsi, le Canada a reçu seulement 1 % des personnes réfugiées en 2017, soit 65 000.

Exercices de simulation révélateurs

Les personnes participantes à cette journée de sensibilisation et de conscientisation ont été appelées à vivre deux exercices spécifiques que vous pouvez reprendre chez vous, avec des membres de votre entourage.

Le premier vous invite à vous situer dans la peau d’une personne réfugiée avec l’obligation de choisir rapidement 10 effets, jugés primordiaux à apporter avant de vous enfuir. Quels seraient-ils pour vous? Puis, les animateurs demandent aux participants d’en éliminer quatre. Et finalement, sur les six articles restants, vous ne pouvez conserver que trois d’entre eux!

Comme le souligne Julie Tétreault, coopérante au Secteur-Missions des SNJM, « il n’y avait pas de bonnes réponses puisque chaque cas est différent. » Malgré tout, cela illustre bien le premier choc vécu par ces personnes réfugiées, qui, ne l’oublions pas, doivent réagir promptement, dans un environnement hostile.

L’animateur Norbert Piché a par la suite, amené les membres de l’assemblée à choisir parmi les trois options de départ suivantes :

  • Partir pour un voyage périlleux avec tout ce que cela comporte en dangers, que l’on songe aux contrebandiers et à la précarité extrême…
  • Opter pour le camp de réfugiés temporaires avec les dangers de viol, de sida, d’infections, de chaleur extrême, sans conditions sanitaires adéquates, etc.
  • S’établir en zone urbaine avec les risques d’exploitation et de discrimination sans la possibilité d’obtenir un permis de travail rapidement, etc.

Pour chaque option, deux personnes de l’assistance ont accepté de jouer le rôle de ceux et celles devant tout quitter.

Expérience émouvante

En parallèle à l’expérience de ces personnes, il y a eu, dans chaque groupe, le témoignage de personnes réfugiées ayant vécu réellement ces diverses options. Leurs récits sont devenus plus concrets, plus ressentis tout en donnant du poids à l’expérience de simulation. Comme en témoigne, Julie Tétreault, ce fut pour le moins intense.

« C’était très émouvant. Je me suis sentie seule, abandonnée. Ma vie n’avait pas beaucoup de valeur, je me sentais désespérée. » 

Dans la seconde partie de la rencontre, il y a eu le témoignage de Myriam, réfugiée, originaire de la Syrie et de Jean-Marie, seul survivant de sa famille au génocide au Rwanda.

« La migration n’est pas un problème mais la solution »

Au cours de la présentation de Jean-Claude Icart, de l’Institut d’études internationales de Montréal, les gens présents ont eu droit à de nombreuses informations sur les enjeux migratoires et sur les solutions potentielles.

Ce dernier a parlé entre autres, des personnes victimes d’une dégradation de leur environnement et d’apatrides. Il a également souligné le projet de Pacte mondial sur les migrants et réfugiés, prévu en 2018 à l’ONU et duquel, les États-Unis se sont retirés dernièrement.

Parmi les nombreuses informations divulguées au cours de cette rencontre, la phrase du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a eu beaucoup de résonnance pour le groupe du Secteur-Missions. « La migration n’est pas le problème, mais la solution. Elle est inévitable et ne s’arrêtera pas. »

Rappelons qu’outre Julie Tétreault, on retrouvait parmi les participantes représentant le Secteur-Missions, Jacqueline Aubry, Hélène Harvey et Miquelina Salva, secrétaire.  

Photo de groupe : De gauche à droite, on reconnaît Miquelina Salva, Hélène Harvey, Julie Tétreault et Jacqueline Aubry.

UN AUTRE REGARD SUR LA VIE RELIGIEUSE – Partie 2

S’ouvrir à d’autres horizons… House of Peace

Comme vous le savez, depuis quelques années, j’ai la chance de vivre avec des femmes provenant de différents pays et de religions diverses à la maison House of Peace, au Manitoba. C’est une grâce inattendue de pouvoir vivre ensemble en respectant les différences et en reconnaissant la richesse de l’autre. Jour après jour, nous bâtissons des ponts qui nous unissent et éloignons les barrières qui nous séparent.

Pour y arriver, il m’a fallu quitter physiquement les gens que j’aime, vivre beaucoup d’insécurité, accepter d’apprendre une langue étrangère à la mienne. Aimer sans attentes et accepter ma vulnérabilité de ne pas toujours être en mesure de répondre aux besoins exprimés ou de bien comprendre le besoin de l’autre parce que nous ne parlons pas le même langage.

Par contre, nous parlons toutes le langage de la compassion et de la communion et cela nous unit. J’ai quitté ma zone de confort pour m’ouvrir, sans le savoir à l’avance, à quelque chose de plus grand et de plus humain.

Créer l'avenir de la vie religieuse

Ces expériences me permettent de croire à la vie religieuse. Elles me donnent le courage de créer l’avenir de demain et de prendre les risques nécessaires pour répondre aux besoins de notre monde. Quand la peur surgit et que le défi semble irréalisable, je m’appuie sur ma foi en sachant que Dieu a toujours été présent dans le passé, qu’il l’est aujourd’hui et qu’il le sera à l’avenir.

Je crois sincèrement que nous pouvons encore entreprendre une réflexion profonde dans un abandon à l’Esprit Saint qui saura nous guider. Avons-nous le courage de le laisser agir et de le laisser nous déstabiliser encore une fois? Oui, je suis convaincue que nous le ferons dans un avenir rapproché.

Huguette Fleurant, s.n.j.m.

UN AUTRE REGARD SUR LA VIE RELIGIEUSE - Partie 1

Mon expérience à Santa Cruz en Californie

L’hiver dernier, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir d’un groupe de sœurs de la province U.S. - Ontario une invitation à me joindre à elles pour mieux faire connaissance, pour créer une solidarité entre nous et pour réfléchir ensemble sur l’avenir de la vie religieuse. Ce rassemblement existe depuis douze ans et regroupe des sœurs de notre Congrégation qui sont entrées en communauté après 1970.

Cette rencontre s’est déroulée à Santa Cruz et comptait 28 sœurs en provenance du Canada, du Pérou et des États-Unis. Comme vous pouvez imaginer, nous sommes aussi préoccupées par l’avenir de notre communauté SNJM. Cette rencontre fut habilement animée par sœur Joan Stedman de la congrégation Holy Cross. 

Les partages en petits groupes ont été passionnants parce que les questions étaient bien ciblées et claires. Nous avons été invitées à répondre aux questions : Quelle est l’essence, la spécificité de la vie religieuse aujourd’hui? Qu’est-ce qui nous distingue des autres?

Un autre moment fort fut de prendre connaissance des trois dimensions du leadership (canonique, relationnelle et organisationnelle). Par la suite, on nous a demandé de nous situer personnellement en révélant nos forces et nos limites.  Sœurs Lynda Haydock et Guadalupe Guajardo ont ensuite partagé leur expérience de leadership au niveau général et provincial.

Une vidéo m’a beaucoup questionnée sur notre avenir SNJM : Comment les loups changent les rivières? Si la curiosité vous prend d’en savoir plus, allez la regarder sur Google, c’est facile d’accès, taper simplement « comment les loups changent les rivières » ou simplement, cliquer sur ce lien. La vidéo est sous-titrée en français. Si des loups ont été capables de changer l’écosystème d’un parc, imaginez tout ce que nous pouvons parvenir à changer. 

Avant de nous quitter, nous avons aussi pris le temps de répondre à une autre question qui demandait un engagement de notre part: À la lumière des défis à relever face à mon ministère, à ma vie religieuse, sociale et politique, comment je me sens appelée à y répondre, quelle action je peux entreprendre?

Nous avons terminé notre session par une longue méditation-contemplation qui fut très nourrissante.  Prochain rendez-vous en juillet 2019.

Le témoignage de nos devancières  

La période que nous traversons présentement n’est pas quelque chose d’unique, de nouveau.  Je suis persuadée qu’une institution est souvent confrontée à des moments de crise, d’inquiétude, de questionnement et de transition.

Quand je pense à la mort de Mère Marie-Rose, les sœurs ont probablement posé les mêmes questions que nous aujourd’hui.  Qu’allons-nous devenir? Qui pourra assumer un leadership approprié en ce temps de transition? Qui nous rassemblera, nous unifiera dans la mission? 

J’ai poursuivi ma réflexion en lisant deux livres dont l’un concernait la vie de sœur Véronique-du-Crucifix (The Hope of the Harvest) et l’autre, la vie de sœur Thérèse-de-Jésus (Called to Cast Fire). J’ai été grandement touchée par leur audace à faire avancer la communauté, à prendre des décisions courageuses pour assurer la survie de celle-ci. Devant l’adversité et des moments troublants, elles ont tenu bon, elles se sont tenues debout et elles ont pris des risques.

Tout comme celles qui nous ont précédées, les déléguées au dernier Chapitre général ont affirmé leur foi en l’avenir de la vie religieuse. Je partage cette foi mais exprimée et vécue dans des structures différentes qui nous permettraient de répondre adéquatement aux besoins de notre monde.

Le pape François a invité les communautés religieuses à ouvrir grandes leurs portes et à changer leurs structures afin de mieux accomplir la mission à laquelle elles sont appelées.

Un rêve

Parfois, je rêve qu’un groupe de sœurs convaincues d’un avenir possible de la vie religieuse s’unissent pour réfléchir et se poser les questions suivantes : si Mère Marie-Rose venait à l’une de nos rencontres sur l’avenir de la vie religieuse, à quels besoins répondrait-elle? Quels cris de personnes démunies et opprimées entendrait-elle? Par quels signes des temps serait-elle interpelée? À quelle mission nous convierait-elle?

Des réponses déstabilisantes peut-être, car elles nous amènent à quitter notre zone de confort pour aller dans un milieu inconnu et exigeant. Remarquons que nos peurs immédiatement surgissent : l’âge, le goût d’une retraite bien méritée, la peur de l’avenir, de l’inconnu, la peur d’être incompétente, etc.

Nous retrouvons sûrement dans les réponses de Mère Marie-Rose une invitation à répondre à la crise des réfugiés, à accompagner les gens dans leur soif de sens et de spiritualité, à nous ouvrir au dialogue interreligieux, à protéger notre environnement, à ouvrir nos portes à d’autres pour réaliser notre mission et apprendre à vivre ensemble.

Je suis persuadée que si nous répondons à ces quelques besoins d’aujourd’hui, des jeunes personnes viendront nous rejoindre et les communautés pionnières se créeront d’elles-mêmes.

Huguette Fleurant, s.n.j.m.

Que la paix soit avec elle

Campagne Développement et Paix

Deux rencontres de formation sur la nouvelle campagne automnale de Développement et Paix sous le thème « Les femmes au cœur de la paix » ont eu lieu récemment à la Maison Jésus-Marie et à la Résidence Marie-Rose-Durocher. Organisées par sœur Phyllis Douillard et madame Dorothy Guha, toutes deux membres de l’organisme, secondées par sœur Jeanne Dagenais du comité Solidarité-justice, ces rencontres ont permis de mettre en évidence l’influence positive des femmes.

À la Maison Jésus-Marie, une célébration de la Parole, animée par sœur Jeanne Dagenais, a donné le ton de la rencontre où l’on a souligné le travail de nombreuses femmes de foi, agentes de paix dans le monde. (Découvrez une prière de louange mentionnant une liste de noms de ces femmes, dans la section Prières et Réflexions.)

« … soutenir les femmes, c’est soutenir la paix »

La démarche de formation a suivi le même scénario dans les deux résidences. Après une chaleureuse bienvenue aux sœurs et personnes associées présentes, l’assistance a été invitée à partager ce que signifie la paix en tenant compte de l’expérience de chacune. Des échanges en petits groupes et en plénière ont permis de mieux connaître la perception des participantes.

Dans le volet suivant, trois sœurs ont personnifié trois artisanes de paix, présentées dans la documentation de l’organisme, afin de témoigner de leur expérience de paix.

Pour enrichir le bagage de connaissances des participantes, sœur Phyllis a complété la formation en dévoilant de nombreux renseignements faisant ressortir le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits et la construction de la paix. On réalise malheureusement que l’expertise des femmes est largement sous-estimée et qu’elles sont exclues constamment des processus de paix formels. De plus, leurs organisations souffrent d’un sous-financement chronique qui nuit à leur essor et apport positif.

Des données révélatrices…

  • Les femmes contribuent à réduire la violence

La seule augmentation de 5 % de la présence des femmes au Parlement a pour résultant qu’un État est cinq fois moins susceptible de recourir à la violence lors d’une crise internationale.

  • Les femmes renforcent la construction de la paix

Lorsque des femmes participent à l’élaboration d’un accord de paix, ce dernier est 35 % plus susceptible d’avoir une durée de vie d’au moins 15 ans.

  • Les femmes contribuent au maintien de la paix

Le risque de reprise d’un conflit est presque nul lorsque 35 % des parlementaires sont des femmes.

Agissons pour la paix

Pour donner un sens et une profondeur à cette démarche instructive, un rituel composé d’un chant et d’une danse, convie toutes les personnes présentes à communier à ce mouvement de paix. (Le texte du chant sur lequel les personnes ont dansé, a été traduit par sœur Simone Perras. Il se trouve également dans la section Prières et Réflexions du site Web.)

La rencontre se termine sur un appel à s’engager aux côtés des femmes et des organismes qui œuvrent à la construction d’un monde plus juste et pacifique.

Le moyen proposé est celui de signer la carte d’action de Développement et Paix – Caritas Canada demandant au premier ministre Justin Trudeau, de soutenir les femmes et les organisations de femmes qui travaillent pour la paix, et d’adopter une stratégie tangible et un échéancier précis pour parvenir à un niveau d’aide publique au développement qui représente 0,7% du revenu brut.

Soyons, nous aussi, au cœur de la paix!

Photos – Sœur Yolande Dufresne et Sœur Lise Brosseau

Pour plus d’informations sur la campagne de Développement et Paix

Rassemblement automnal SNJM sous le thème : « ouvertes à la transformation »

À l’occasion du premier rassemblement provincial de la nouvelle saison, les membres de l’équipe de leadership provincial SNJM ont dévoilé le thème de l’année : « ouvertes à la transformation ».

Après avoir été appelées au cours des deux dernières années, à « ouvrir nos portes sur l’avenir et sur la vie », le contexte actuel se prête parfaitement à ce thème évocateur comme l’a expliqué sœur Denise Riel, animatrice provinciale.

Cette dernière a précisé les raisons de ce choix, notamment par :

  • Les expériences de nombreux deuils expérimentés au quotidien : vieillissement, décès trop nombreux, changements de résidence, etc.
  • Les événements sociaux dont l’arrivée de personnes réfugiées, les désastres écologiques, la violence, la corruption, etc.

« C’est autant de situations qui nous appellent à nous ouvrir à la transformation », a-t-elle mentionné.

Trois priorités

Trois personnes ont parlé de leur expérience de situations difficiles dans leur vie qui ont été source de transformation. Ces témoignages, touchants de vérité et d’espérance, ont suscité réflexion et échanges en petits groupes.

En plénière, en regard aux témoignages et discussions, les participantes ont confirmé la pertinence du choix du thème à ce moment-ci de l’histoire de la congrégation.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial ont présenté, par la suite, les trois priorités retenues pour développer le thème, invitant chacune à implanter, dans son quotidien, l’ouverture à la transformation :

  • Un autre regard sur la vie religieuse
  • Un pas de plus vers les migrants et les réfugiés
  • Des communautés vertes en devenir

La rencontre s’est poursuivie avec la présentation d’un rituel qui invite à profiter de l’entrée dans une nouvelle année pour reconnaître le don de Dieu dans son histoire personnelle et communautaire et à rester ouvertes à l’avenir qui vient.

Au moment de l’envoi en mission, un feuillet a été remis à chaque personne avec cet appel : « Laissons Dieu nous transformer et nous donner une intelligence nouvelle » (rom. 12,2)

Une collation à la fin de la rencontre a favorisé les retrouvailles et les échanges. Ce fut une rencontre réussie notamment, pour l’énergie insufflée.

Reportage photos – Sr Gisèle Lalande – Sr Pat O’Neill

Moments de retrouvailles et de reconnaissance à Saint-Bruno

La paroisse Saint-Bruno célébrait en septembre dernier son 175e anniversaire de fondation sous le thème « 175 ans, ça se fête! ». La célébration eucharistique, présidée par Mgr Claude Hamelin, évêque auxiliaire du diocèse Saint-Jean-Longueuil, se déroule dans la sobriété et rend hommage aux « femmes et hommes d’hier et d’aujourd’hui, engagés à la suite du Christ, qui ont fait de la paroisse Saint-Bruno ce qu’elle continue d’être aujourd’hui », a mentionné le curé, Michel Boutot.

Sœur Aline Hébert, enseignante pendant plusieurs années à l’école Montarville et chez les Trinitaires, présente une fleur au nom des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie au cours d’un rituel significatif.  C’était une façon de souligner l’importante contribution de la congrégation qui a œuvré à Saint-Bruno-de-Montarville de multiples façons à partir de 1918.

Outre la présence de plusieurs religieuses dans les écoles Rabastalière et Montarville, il faut mentionner celle de sœurs venues enseigner la musique, de celles-là, les sœurs Françoise Lafortune et Luce Boyer étaient présentes.

Outre le travail dans le secteur de l’éducation, s’ajoute bien évidemment, le travail en paroisse. Les sœurs y ont largement participé. Pensons en particulier à sœur Luce Boyer et à ses vingt ans au comité de liturgie. Sœur Thérèse Lemay, directrice de l’école Montarville, et sœur Line Gratton ont œuvré dans le domaine de l’éducation et toutes deux, comme bénévoles en paroisse et ce, pour de longues années.

Témoignages de reconnaissance

Les festivités se poursuivent et sont l’occasion de renouer connaissance autour d’un vin d’honneur. Les sœurs Aline Hébert, Luce Boyer et Françoise Lafortune, représentant la congrégation à cette occasion, ont eu le plaisir de vivre des retrouvailles émouvantes et stimulantes.

Pour l’une, sœur Luce Boyer a été approchée par les parents d’un élève, devenu juge aujourd’hui, qui lui ont rappelé comment l’enseignement de la musique a toujours servi leur fils, tout au cours de sa vie, notamment pour apporter un moment de détente dans les situations de stress. Elle a aussi retrouvé avec plaisir des compagnes et compagnons d’armes du comité de liturgie.

Plusieurs participants sont venus spontanément rencontrer les sœurs présentes pour témoigner de leur reconnaissance. Ils n’ont pas manqué de relever l’importance de l’enseignement reçu et de l’encadrement offert dans leur parcours de vie.

Ce fut, à ne pas en douter, de bien beaux moments pour les trois religieuses qui ont eu la chance d’échanger sur ces moments privilégiés d’une autre époque. Ce fut aussi l’occasion pour elles de se remémorer des anecdotes qui rappellent les conditions de vie bien différentes de celles d’aujourd’hui.

Ainsi, sœur Françoise Lafortune, qui en était à sa première mission en 1965, en tant qu’enseignante en musique, se rappelle que faute d’espace, elle a dû dormir dans son local de musique. 

Ces quelques faits nous permettent de mieux réaliser les nombreuses dimensions du terme « vocation ». Autres temps, autres mœurs…

Consultez l’album photos – Photos : Michel Lanctôt

Mère Marie-Rose inspire le compositeur Airat Ichmouratov

À l’ouverture de sa 32e saison, l’Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) a présenté en première mondiale, la Symphonie no 1 « Sur les ruines d’un ancien château fort », créée par le compositeur Airat Ichmouratov, un longueillois d’adoption. Cette symphonie rend hommage à Charles II Le Moyne de Longueuil et à la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Le premier mouvement de cette création du compositeur né en Russie, se veut un portrait musical du fils aîné du fondateur de Longueuil. « Au début, les timbales et la grosse caisse imitent les tambours de guerre autochtones dans le lointain, puis un thème aux cors évoque la figure du baron. Plus loin, Ichmouratov s’identifie au héros. » Viennent alors se greffer « ses propres souvenirs d’immigrant émerveillé… »*

Un scherzo joyeux suit dans le second mouvement. Il y décrit le Longueuil actuel, avec ses fêtes, la vie active où s’entremêlent les jeux d’enfants, le bruit de la circulation et la vie nocturne.

Douceur et force de caractère

Avec l’Adagio maestoso, Airat Ichmouratov nous ramène au XIXe siècle. Il fait honneur à une « autre grande figure de l’histoire longueuilloise, la bienheureuse Marie-Rose Durocher. » * Née Eulalie Durocher (1811-1849), Mère Marie-Rose a fondé la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie en 1843.

« L’Adagio reflète autant la douceur que la force de caractère de la religieuse ainsi que la vie modeste au couvent. À ce portrait, Ichmouratov superpose celui de sa propre mère, disparue accidentellement au moment où il travaillait sur ce mouvement. »*

La finale de cette symphonie est constituée d’un retour sur les moments évoqués précédemment : « fêtes, batailles, moments de nostalgie et se termine par une célébration de la vie actuelle à Longueuil, désormais joyeuse et paisible. »*

Cette première mondiale a eu lieu dans le cadre du concert d’ouverture de la 32e saison de l’Orchestre symphonique de Longueuil. Afin de souligner particulièrement le 360e anniversaire de la Ville de Longueuil, le directeur artistique et chef attitré, Marc David a réuni quelques-uns des grands artistes de Longueuil.

Outre l’œuvre du compositeur Airat Ichmouratov, présentée en dernière partie de ce concert, on retrouvait en ouverture, la Fantaisie sur L’Heptade de Neil Chotem, inspirée de l’album mythique de Serge Fiori et d’Harmonium. André Moisan a suivi avec son remarquable Concerto pour clarinette de Mozart.

Un compositeur reconnu dans le monde

Soulignons que le compositeur Airat Ichmouratov a étudié la clarinette avant d’obtenir son diplôme en 1996. Après plusieurs tournées en Europe, il s’installe à Montréal en 1998 où il décroche une maîtrise puis un doctorat en direction d’orchestre à l’Université de Montréal, en 2005. Il a été chef d’orchestre assistant à l’Orchestre de Chambre Les Violons du Roy, chef en résidence de l’Orchestre symphonique de Québec avant de joindre le groupe Klezmer Kleztory. Il y démontre tout son art, en jouant de la clarinette, en composant et en réalisant les arrangements. Il a effectué de nombreuses tournées à travers le monde avec ce groupe. Sa musique est exécutée par de nombreux ensembles et musiciens dans plusieurs pays. Il est compositeur associé au Centre de musique canadienne depuis 2010.

*Programme du concert d’ouverture de l’OSDL du 28 septembre 2017

Mère Marie-Rose Durocher nommée patronne secondaire de la paroisse Saint-Arsène

À l’occasion de la messe de 10 h, célébrée par le sulpicien Robert Gagné, Mère Marie-Rose Durocher a été reconnue officiellement « Patronne secondaire » de l'église St-Arsène. La paroisse située dans le quartier Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal, avait lancé une invitation aux paroissiens dans le semainier sous le titre « Nous fêtons Marie-Rose Durocher ».

Pour cette célébration spéciale, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie de la Résidence Marie-Rose-Durocher, à Montréal, ont assuré le chant de la messe, dédiée à leur fondatrice Mère Marie-Rose. Elles étaient accompagnées à l'orgue par sœur Monique Thériault.

Quelques paroissiens habituels étaient venus partager la joie des religieuses présentes. L’assistance a aussi apprécié la présence de sœur Jacqueline Aubry du Secteur-Mission, accompagnée d'une compagne d'études, religieuse du Christ-Roi.

Au cours de la célébration eucharistique, sœur Denise Mercier a livré une brève biographie de la fondatrice de la congrégation, la Bienheureuse Marie-Rose Durocher. Sœur Louise Danis a présenté les intentions de prières.

Actuellement, la statue de Mère Marie-Rose est exposée dans le chœur de l'église, en attendant son transfert dans l'alcôve qui lui est réservée.

Voir l'album-photos

Une façon de partager la mission SNJM dans le monde d’aujourd’hui

15 ans de partenariat

L’organisme Chemins de vie a ouvert son année de célébration de ses 15 ans d’existence lors d’un cocktail festif le 14 septembre dernier. L’occasion était belle de rappeler le chemin parcouru pour cet organisme qui a su développer sa marque de commerce : « l’accueil chaleureux et inconditionnel de tous ceux et celles qui veulent poursuivre ou entreprendre une démarche spirituelle », a souligné Yvonne Demers, une des membres du conseil d’administration.

La rencontre a été le théâtre de nombreux témoignages bien sentis de personnes qui ont bénéficié et/ou qui ont décidé de s’impliquer activement, conquis par le mode de fonctionnement, par la vision et l’apport de cet organisme dans le développement et l’épanouissement de chaque individu.

Il n’est donc pas surprenant que les SNJM du Québec soient partenaires de cet organisme depuis 15 ans puisque la mission et les valeurs de l’organisme rejoignent les deux volets de leur mission éducative : éducation de la personne dans toutes ses dimensions et engagement dans la solidarité sociale. 

Partager la mission SNJM dans le monde d’aujourd’hui

Les orientations du dernier Chapitre général de la congrégation « éclatent d’appels à ouvrir les portes à la Vie ». Elles incitent au « dynamisme pour garder la mission vivante jusqu’au bout… Le partenariat avec des organismes et des groupes qui incarnent les mêmes valeurs et les mêmes préoccupations contribue à poursuivre notre mission autrement », rapportait un article dans le Journal de l’Équipe de leadership de la province (novembre 2016).

Ce partenariat s’exprime par un soutien financier mais aussi par l’engagement de sœurs. Ainsi, sœur Denise Riel, cofondatrice de l’organisme, y a été coordonnatrice pendant dix ans. Elle continue de s’y engager en animant l’atelier La spiritualité, un art de vivre et en étant membre du petit groupe qui célèbre le dimanche.

Sœur Françoise Lanthier y œuvre à l’accueil et anime des petits groupes de partage de la Parole. Sœur Constance Létourneau accompagne individuellement des personnes en recherche spirituelle. Sœur Marie-Paule Demarbre est membre du conseil d’administration alors que d’autres SNJM participent à l’une ou l’autre des rencontres témoignages.

Trouver sa mission, découvrir Dieu…

Dans son intervention rappelant quelques éléments motivateurs qui incitent les gens à joindre l’organisme Chemins de vie, sœur Constance Létourneau a souligné le désir de « trouver sa mission », d’apprendre à prier, à faire face à des situations difficiles et à découvrir Dieu. Selon elle, les motifs ne manquent pas pour légitimer son partenariat et celui des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.

« Je trouve la famille de Chemins de vie tellement généreuse, vivante, créative et adaptée aux besoins de notre société toujours en évolution. De nouveaux projets naissent, d’année en année, toujours plus intéressants les uns que les autres et visant à répondre à de nouveaux défis. »

À la lumière de ce témoignage et de tous les autres, on ne peut souhaiter que cette année de festivités apporte dynamisme et énergie, à toutes les personnes engagées à Chemins de vie, membres de l’équipe, participants et participantes, partenaires, donateurs et donatrices.

Visionnez le reportage photos.

Consultez le communiqué d’Yvonne Demers

Mobilisation des SNJM en faveur des personnes migrantes et réfugiées

Pouls de la situation sur la Rive-Sud

Ne pouvant rester insensibles à la crise mondiale de la migration et à la polarisation des propos anti-immigration, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont dévoilé leur prise de position collective en faveur des personnes migrantes et réfugiées. Elles ont accompagné la parole au geste en sollicitant la collaboration d’organismes pour brosser le portrait de la situation sur la Rive-Sud, dans un contexte où le nombre de familles de réfugiés et de demandeurs d’asile s’est accru de façon exceptionnelle ces deux dernières années.

 « Nous sommes conscientes de l’importance de nous sensibiliser et de sensibiliser toute la population à la réalité vécue sur le terrain afin de remettre les choses dans leur juste perspective », a mentionné Sr Denise Riel, animatrice provinciale des SNJM. Dans le contexte actuel, l’animatrice provinciale des SNJM pour le Québec souhaite que les citoyens de la Rive-Sud « découvrent les petits et grands succès des expériences vécues par les divers organismes tout comme les défis auxquels nous sommes tous confrontés : migrants, réfugiés et nous, en tant que société d’accueil. »  

500 demandeurs d’asile sur la Rive-Sud

L’arrivée massive, l’été dernier, de personnes traversant la frontière pour obtenir la protection du Canada a nécessité la mise sur pied de plusieurs sites d’hébergement d’urgence dont celui à Boucherville, nommé Havre Providence. Avec la collaboration des équipes des mesures d’urgence du CISSS-ME, ce site a accueilli près de 500 personnes du mois d’août à la mi-septembre.

Durant cette même période, le Carrefour le Moutier a apporté son soutien à plus de 400 personnes dont 111 familles. « Nous avons principalement supporté ces personnes dans leurs démarches de logement, de ressources matérielles, de dépannage alimentaire, de demandes de permis de travail et d’inscriptions à l’école », a souligné Amalia Suarez, chargée de projet pour les demandeurs d’asile au Carrefour le Moutier qui a salué l’ouverture et la collaboration précieuse des propriétaires de Longueuil dans leur offre de logements pour ces nouveaux venus.

Parrainage d’État - Réfugiés syriens

Alors que le Canada a accueilli plus de 45 000 réfugiés syriens en 2015-16, le parrainage de l’état canadien prévoit accueillir 9000 réfugiés en 2017* (dont 1700 au Québec). Admettant que la situation était exceptionnelle l’an dernier, Nasrin Neda, intervenante à la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS) a insisté sur les défis importants imposés aux réfugiés. « Selon leur histoire et parcours, il est difficile pour ces personnes réfugiées de devenir autonomes et indépendantes dans un délai d’un an.  Développer des compétences linguistiques et comprendre les us et coutumes de la société d’accueil ne sont pas choses faciles pour la majorité des réfugiés, syriens ou autres, peu scolarisés et dont plusieurs proviennent de régions rurales. »

Même si l’aide gouvernementale cesse au bout de 12 mois, la MIRS continue son travail d’assistance auprès de la clientèle des immigrants et réfugiés. Pour assurer cette continuité, l’organisme diversifie ses sources de financement et renforce constamment sa banque de bénévoles pour pouvoir répondre aux besoins constants. L’expérience passée a démontré qu’il faut du temps et du soutien pour permettre aux immigrants et réfugiés du programme de parrainage d’état, de se prendre en main et devenir un actif pour la société.

Parrainage privé : des familles de réfugiés autonomes

La mobilisation du public devant la crise syrienne a permis d’accueillir au Québec 4500 réfugiés sous la forme de parrainage privé, une approche unique dans le monde. Sur la Rive-Sud de Montréal, de nombreux comités de parrainage privé ont vu le jour, tant à Saint-Jean-sur-Richelieu, qu’à Saint-Lambert, Saint-Hubert et Longueuil. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont contribué à la mise sur pied du comité de parrainage privé Chemins d’accueil de Longueuil qui a accueilli deux familles syriennes de 3 et 4 personnes, respectivement.

« En un an, la première famille de réfugiés syriens est devenue autonome. Le mari a trouvé un emploi alors que sa conjointe poursuit sa formation en français et ses études pour entreprendre une nouvelle carrière prochainement », mentionne Jacques Morin, coordonnateur du groupe Chemins d’accueil de Longueuil.  La seconde famille, arrivée l’hiver dernier, compte sur deux jeunes adultes qui travaillent déjà tout en poursuivant le programme de francisation de niveau 3, cet automne.   Selon l’intervenant, au-delà de la volonté première des réfugiés d’être indépendants rapidement, l’engagement actif des bénévoles au sein des comités et la force de leur réseau de contacts contribuent largement à la réussite des parrainages privés qui attirent les regards de plusieurs chercheurs et organismes, même européens.  

Le jeune Marcel Alhanout, 18 ans, a d’ailleurs témoigné de cette aspiration à s’intégrer et à profiter de la chance offerte de se donner une nouvelle vie. Signalant les défis quotidiens auxquels tous les membres de sa famille sont confrontés, Marcel s’est dit heureux de vivre au Québec. « Le premier élément qui nous a surpris et que l’on apprécie beaucoup, c’est la liberté que l’on retrouve ici. Nous sommes très reconnaissants envers notre société d’accueil. »

Admettant ne pas savoir encore comment leur engagement en faveur des personnes migrantes et réfugiées prendrait forme dans le futur, les SNJM souhaitent « collaborer avec d’autres pour bâtir une société meilleure où l’interculturalité est possible et où chacune et chacun a le droit de vivre pleinement », a conclu Sr Denise Riel.

Quelques faits

  • 22,5 millions de réfugiés dans le monde*
  • 1,2 millions d’entre eux sont en danger de mort*
  • Le Canada parraine 9000 réfugiés en 2017*
  • Le Canada a besoin de 300 000 immigrants par année pour renouveler sa population*
  • En l’espace de 5 à 10 ans, les personnes réfugiées réinstallées dans la société d’accueil deviennent des citoyens à part entière et contribuent à la société de multiples façons*
  • Le Québec a accueilli 17 205 demandeurs d’asile depuis le début de l’année (5525 en 2016)**
  • 500 demandeurs d’asile entre août et mi-septembre au refuge Havre-Providence à Boucherville**

Voir reportage photos ici

À propos des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM)

Première congrégation d’enseignantes fondée par une Canadienne, à Longueuil en 1843, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) œuvrent actuellement dans cinq pays. On leur doit au Québec la création de nombreuses institutions de renom dont l’École de musique Vincent-d’Indy et le collège Durocher Saint-Lambert sans oublier leur présence importante dans la presque totalité des écoles dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve-Mercier. Après avoir adopté des prises de position collective sur « L’eau comme droit humain et bien public » et contre « La traite humaine », les SNJM ont reconnu l’urgent besoin de déclarer leur solidarité et donner un témoignage public en agissant en faveur des personnes migrantes et réfugiées. En plus de participer au comité Chemins d’accueil de Longueuil, la congrégation participe au comité de parrainage privé de la paroisse St. Monica dans Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.

À propos du Carrefour le Moutier

Fondé en 1969, le Carrefour le Moutier est un organisme communautaire de première ligne à portée régionale qui, par la nature et la qualité de ses différents services, contribue à la promotion de la personne, à la prévention de la détresse psychologique de même qu’à l’inclusion sociale. Parmi ses services de première ligne, l’organisme est mandaté par le ministère de l’Immigration pour l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants, avec un volet spécifique d’accompagnement des demandeurs d’asile dans leurs démarches de recherche de logement.

À propos de la Maison internationale de la Rive-Sud (MIRS)

Créée en 1975, la Maison internationale de la Rive-Sud est un organisme entièrement dédié au soutien des nouveaux arrivants, dont les réfugiés publics (soutenus par l’État). Son action porte principalement sur le soutien à l’établissement, à la francisation, à l’employabilité et à l’intégration dans la société d’accueil. L’organisme a développé une solide expertise et s’impose comme un acteur incontournable dans le domaine de l’intégration des personnes migrantes et réfugiées sur la Rive-Sud. À ce titre, il participe à plusieurs tables de concertation. Il est le seul organisme sur le territoire de la Rive-Sud, à être mandaté par le ministère de l’Immigration pour accompagner les réfugiés parrainés par l’État.

À propos du groupe Chemins d’accueil de Longueuil

Au départ, le groupe était constitué d’un noyau de 13 personnes de différents horizons, incluant des communautés religieuses, des représentants du diocèse de St-Jean-Longueuil, des représentants de groupes communautaires et des citoyennes et des citoyens sensibles à la cause.  Depuis, une trentaine de personnes contribuent de diverses façons à soutenir les deux familles parrainées. Chemins d’accueil de Longueuil est l’un des 12 groupes impliqués dans le parrainage privé sur le territoire du diocèse de St-Jean-Longueuil. 

* Jean-Nicolas Beuze, représentant canadien du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), entrevue au journal Le Devoir, 7 juillet 2017

** Données du Gouvernement du Canada (bureau d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada)

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