Soeur Marguerite Laramée


« Je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur »   Ps 117, 17

Le 3 mai 2012, soeur Marguerite Laramée,
en religion Marie-Rose,
en entrée à la maison du Père.

Elle avait 84 ans dont 61 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec,  elle était la dernière des 13 enfants d’Arthur Laramée et d’Hortense Desjardins.

« Mon père, avocat de profession – surtout des pauvres - nommé juge de la cour juvénile à l’âge de 63 ans, s’occupait activement de la Société St-Vincent-de-Paul. Ma mère, femme extraordinaire, pieuse, psychologue, éducatrice et parfaite maîtresse de maison, trouvait le tour d’aider les malheureux. Nous avons toujours aimé la vie familiale. » 

Soeur Marguerite  décrit ainsi le milieu où elle a grandi. Elle ajoute : « J’ai eu des professeurs intéressants et intéressés » - elle fréquentait  l’école Notre-Dame-de-Bon-Secours – « Nous n’avions rien à envier à nos amies qui fréquentaient les grands couvents ».  Sa décision de devenir religieuse se fait progressivement et de façon réfléchie.

Marguerite a 21 ans lorsqu’elle entre au noviciat des SNJM qu’elle connaît bien. Professeur de musique, soeur Marie-Rose dès les débuts excelle dans la direction chorale, celles du pensionnat Sainte-Émélie, du Collège Jésus-Marie et du noviciat. Elle met en œuvre le renouveau liturgique demandé par le 2e Concile du Vatican, facilite le passage du latin à la langue vernaculaire dans le respect et la compréhension de la beauté cultuelle. Les circonstances l’amènent à la Maison de retraite des Jésuites de St-Jérôme; elle y est responsable très appréciée de la liturgie pendant 4 ans. A 49 ans, soeur Marguerite revient à la Maison mère d’abord comme directrice de l’infirmerie, puis coordonnatrice générale. Malgré l’arrêt commandé par le syndrome de Guillain-Barré sérieux, petit à petit elle reprend ses forces, la responsabilité de la liturgie, la direction chorale, services accomplis avec cœur et compétence.

« J’ai aimé être auprès des élèves mais une obédience m’amena à la direction de la chorale. Depuis ce temps, l’apostolat de la Liturgie, de la chorale m’a comblée. Quoi de plus beau que la proximité de l’Eucharistie et d’aider à la louange du Seigneur. »

Les dernières années sont difficiles pour soeur Marguerite : la maladie suit son cours. Cette femme toute donnée souffre profondément de son inactivité. Volontiers elle assure une présence priante auprès de nos soeurs mourantes. Lorsque vient son tour, sa grande dévotion à la Vierge Marie et à sa patronne, la bienheureuse Marie-Rose Durocher, conforte son espérance.
 


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