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Soeur Rhéa Boisselle

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« Prends courage, attends le Seigneur. » Ps. 26 (27), 14.

Le 16 février 2013, soeur Rhéa Boisselle,
en religion Marie-Albine,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 91 ans dont 72 de profession religieuse.
Née à Saint-Antoine sur Richelieu, Québec, elle était la 2e des quatre filles d’Ovide Boisselle et d’Émiliana Petit.

Rhéa a 5 ans lorsque sa mère décède. Les enfants si jeunes soient-elles donnent leur coup de main, car le père ne peut se payer le service d’une aide-ménagère : il a tout investi pour faire soigner son épouse. « On a connu une grande pauvreté : même pas de souliers pour aller dehors. »  À 6 ans, Rhéa va à l’école paroissiale; à 7 ans chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie; puis jusqu’à 12 ans elle fréquente l’école du rang. Suivent 2 années où elle tient maison, avant de se retrouver au pensionnat d’Hochelaga, comme « oiseau bleu » pendant 3 ans.

Comme religieuse, soeur Marie-Albine, malgré une santé souvent déficiente, se dévoue auprès des sœurs malades de l’infirmerie à la maison mère d’Outremont. Jamais elle ne ménage son temps.
« Elle savait écouter, comprendre, excuser parfois et toujours sécuriser les malades. Elle était bonne, aimable, discrète, patiente. Sa grande joie fut d’accompagner des soeurs dans leurs derniers moments. »
« A sa retraite, elle se rend disponible comme coiffeuse auprès des malades. »

La vie de soeur Rhéa témoigne d’une grande fidélité à la prière : elle donnait beaucoup de temps en présence de Jésus Eucharistie. Ses notes écrites sans composition redisent son amour, sa reconnaissance.

Très concrète, soeur Rhéa note ce que c’est d’aimer; en voici quelques extraits :
« Aimer c’est accepter de lutter dans la vie sans écraser les autres, se réjouir sans envie des succès des autres, accepter d’être dérangée par les autres, être capable de reconnaître que l’autre peut avoir raison, être capable de dire : je te félicite, être capable de dire ensemble : ‘Notre Père, que ta volonté soit faite, pardonne-nous’... ».

Avec simplicité, spontanéité, elle admire Marie, remercie et  félicite son « Dieu d’amour ».
 
« Le bon Dieu, il est tellement simple, pas compliqué. C’est un Père ».
Et celle qui fut orpheline très jeune ajoute : « Il remplace nos mères. Merci pour tout ce que vous faites pour vos enfants de la terre. Félicitation Dieu d’Amour et de Bonté! »

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