Dans la section: En souvenir

Soeur Lucille Plourde

« Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. »  Is. 43, 4

Le 13 février 2012, soeur Lucille Plourde,
en religion M.-Cécile-Augustine,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 95 ans dont 71 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était la 2e des 8 enfants d’Albert-René Plourde et d’Augustine Blais.

Très jeune, Lucille pensa à la vie religieuse chez les Carmélites. A la maison elle apprend à partager les jeux et les tâches domestiques. À l’école Madeleine-de-Verchères puis au Pensionnat Mont-Royal le contact avec ses professeurs SNJM lui donna le goût de l’enseignement. C’est vers cette Congrégation qu’elle se dirige à 22 ans après un an d’enseignement en cours privés.

Soeur Cécile-Augustine enseignera tous les degrés du primaire et du secondaire. Elle sera surtout un excellent professeur de français. « Les étudiantes la considéraient comme un professeur exigeant, mais ‘avec soeur Lucille, disaient-elles, on apprend’. » Après ses 44 années d’enseignement régulier, elle demeure dans l’éducation comme suppléante dans les classes et aide-bibliothécaire à l’école Marie-Rose ce qui la mène à l’âge de 75 ans!

Vaillamment, soeur Lucille ajoutera encore 9 autres années comme aide-bibliothécaire à notre maison mère, voyageant matin et soir pour rendre ce service. A la résidence Marie-Rose-Durocher, à 84 ans, elle accepte de ne plus voyager, elle rend service particulièrement comme réceptionniste. De plus elle est souvent demandée pour réviser des documents et rédiger les nécrologies de nos sœurs décédées.

Progressivement depuis quelques années, les yeux baissent, la surdité augmente, les forces diminuent, le cœur travaille plus fort... mais soeur Lucille demeure fidèle à ses contacts familiaux et aux rituels qui  structurent ses journées : oraison, Eucharistie, chapelet, mots croisés, jeu de patience, bribes de conversation, contemplation devant « son » arbre qu’elle admire en toute saison. Elle aime le silence, la prière, et la solitude ne lui pèse pas.

"On peut affirmer qu’elle ne fut pas indifférente à ce conseil de notre fondatrice : « Souffrir tout, supporter tout sans rien dire et ne faire souffrir personne. »   Soeur Lucille a expérimenté l’art de bien vieillir : « Lâcher prise ». Doucement elle s’est détachée de ses avoirs – sa chambre était des plus dépouillée – et de sa santé. Avec sagesse, calme, sérénité et reconnaissance elle a contribué au bonheur de son entourage." 

 Lorsqu’elle quitte la Résidence Marie-Rose-Durocher après 27 ans, pour la Maison Jésus-Marie, on soupçonne que soeur Lucille ne pourra pas y revenir. Un mois et demi plus tard elle rencontre Jésus et Marie qu’elle a aimés et servis de tout son cœur, depuis son enfance.

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