Dans la section: En souvenir

Sœur Gisèle Payette

Le 7 décembre 2016, sœur Gisèle Payette

en religion Lucienne-Marie

est entrée dans la maison du Père.

 

Elle avait 89 ans dont 65 ans de profession religieuse.

Née à Montréal, Québec

elle était la 5e des 11 enfants

d’Albert Payette et de Lucienne Bélair.

 

Les parents de Gisèle voulaient une famille nombreuse. Dès leur mariage, à chaque année, jusqu’à la naissance de Gisèle, un bébé arrivait. En 1927, c’était Gisèle qui venait faire la joie de la famille. Petit poupon fragile qui le restera jusqu’à l’âge adulte. Elle fréquente l’école Stadacona et obtient son diplôme de septième année.

Elle aurait voulu continuer, mais l’arrivée d’un 9e enfant l’obligea à mettre fin à ses rêves pour aider sa mère. Ce qu’elle fit pendant cinq ans, tout en travaillant dans des usines de chocolat, de fromage, de couture où les heures de travail étaient nombreuses et le salaire minime. Gisèle était heureuse. Ses loisirs : le chant et la pratique du piano.

Elle prit de l’expérience, mais avançait en âge. Elle ne pensait pas du tout à la vie religieuse. D’ailleurs, selon elle, il fallait être « sainte » pour se faire religieuse. Sa grand-mère lui fut une aide précieuse. Elle lui conseilla de faire une retraite fermée. La lumière se fit dans son esprit et son cœur.

A 21 ans, elle entre au postulat. C’était en 1947. Elle fait ses premiers vœux en 1951 et sa profession perpétuelle en 1955.

Comment se déroulèrent ses années de vie religieuse ? Elle débute au pensionnat d`Outremont comme cuisinière. Elle le sera à la Maison-mère, à Pierrefonds, l’Épiphanie, au chalet Jésus-Marie jusqu’à l’an 2000. Un total de 50 ans à la cuisine auprès des sœurs et des élèves. C’était un exercice d’amour. Elle aimait faire plaisir et s’assurait que les personnes qu’elle servait ne manquaient de rien. Ainsi, elle montrait que Dieu continue de travailler dans le monde par son service.

En 2001, nous la retrouvons à Saint-Sauveur pour diverses tâches d’accueil ce qui lui permit de s’émerveiller devant cette nature luxuriante : les sources, les oiseaux, les fleurs. Chanter dans la chorale, quelle joie pour elle!

Sa santé fragile tient bon. Elle ira à Ste-Émélie pour des services communautaires, puis en 2012, la Maison Jésus-Marie la requiert pour le service de la prière.

Nous reconnaissons en sœur Gisèle une compagne pleine de délicatesse, de dévouement, de bonne humeur. Personne agréable, paisible, pleine de réserve, de discrétion, de retenue, avec laquelle il fait bon vivre.

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