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Exprimer notre solidarité avec les femmes autochtones

Une journée de rencontre avec des « sœurs abénakises », à Odanack, le 15 octobre dernier, a été stimulante et instructive à plusieurs égards. Guidée par Nicole O'Bomsawin, les membres de la section Montréal de l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) ont visité le Musée des Abénakis, qui incidemment, célèbre ses 50 années d’existence.

La présentation a permis de découvrir les us et coutumes de ce peuple autochtone qui occupait de vastes espaces dans le Sud du Québec et dans certains états américains. Elle a aussi précisé la signification du nom Abénakis qui veut dire « peuple de l’aurore ». Ce dernier compte actuellement sur deux communautés : Odanack et Wôlinak.

Les participantes ont également eu droit au partage d’un repas typiquement autochtone et à la visite de l’église, qui a été rebâtie deux fois à la suite d’un incendie. La journée s’est conclue avec des chants autochtones au son des tambours.

Cette journée-rencontre avec les Abénakis s’inscrit dans le programme annuel de l’ARDF qui entend poursuivre l’approche d’approfondissement des solidarités avec les femmes autochtones du Québec, lancée en 2010. Cela sous-entend d’aller sur leur terrain et de travailler étroitement avec elles pour dénoncer les différentes formes de violence dont elles sont particulièrement accablées.

Pour nourrir votre curiosité, consultez le site Web du Musée des Abénakis : http://museedesabenakis.ca/data/?lang=fr

Consulter l'album photos.

Pour en savoir plus sur l’ARDF

Récemment, l’actualité a mis en lumière l’existence de l’Associations des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) dans le dossier des femmes détenues. Organisme influent, il demeure relativement méconnu du public et même de nombreuses religieuses.

Voici un petit rappel historique de cette organisation à laquelle est associée les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec, depuis ses débuts.

Depuis combien d’années existe l’ARDF?

30 ans

Qui a eu l’initiative de la fondation de cette association?

L’Union des Supérieures générales (UISG) a créé cette organisation à l’occasion de l’Année internationale de la femme en 1975

Y a-t-il eu des changements importants depuis sa création?

Soutenue par l’UISG jusqu’à la fin de la décennie de la femme en 1985, l’organisation, sous l’impulsion de son équipe fondatrice, s’est structurée. En 1986, on procède à la définition de la mission et de ses assises juridiques. L’organisation se nomme officiellement « Association des religieuses pour la promotion des femmes ».

Quels sont les buts de cette nouvelle organisation?

A) Poursuivre le processus de conscientisation au vécu d'oppression des femmes

B) Participer à la transformation des rapports inégalitaires entre les femmes et les hommes

C) Contribuer à bâtir une société et une Église où la dignité, l'égalité et l'autonomie des femmes seront reconnues et respectées

Qu’est-il arrivé en 2010?

La société ayant évolué, il était devenu important de changer le nom de l’association pour qu’il soit plus représentatif des préoccupations des femmes. On a dépassé le stade de la promotion… On adopte alors le nom suivant : Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF).

Est-ce que l’ARDF travaille en vase clos?

Non, bien au contraire. L’ARDF travaille en lien étroit avec plusieurs organisations telles que la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelles (CLES), le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et la Coordination du Québec de la marche mondiale des femmes (CQMMF).

Combien de congrégations sont membres de l’ARDF?

31 congrégations ont adhéré à l’association et y ont délégué au moins une personne sur les 40 qui participent à la vie de l’organisme.

Qui assume le rôle de représentante officielle des SNJM au sein de l’ARDF?

Jusqu’à l’an dernier, Sr Jeannine Cornellier était la déléguée officielle des SNJM au sein de l’Association des religieuses pour les droits des femmes. Depuis 2015, Sr Constance Létourneau occupe cette fonction. Sr Jeannine continue à y militer comme membre.

Quelles sont les actions posées par cette organisation?

Les actions de l’ARDF ne sont pas toutes de nature publique et passent souvent inaperçues, étant orchestrées avec plusieurs autres partenaires, que l’on songe à la campagne de sensibilisation contre l’exploitation sexuelle lors du Grand Prix du Canada, par exemple ou à la lettre ouverte sur la situation des femmes détenues au Québec.

En parallèle, certaines initiatives des congrégations viennent en quelque sorte appuyer la démarche de l’ARDF. Que l’on songe à l’activité organisée par les SNJM dans le cadre de la Marche mondiale des femmes qui avait lieu en 2015. On se rappellera que la congrégation a nolisé un autobus réunissant des SNJM, des laïques associés-es et des collaborateurs-trices afin de participer à cette nouvelle édition de la Marche qui se tenait à Trois-Rivières.

 

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