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Le départ de Sœur Colombe suscite des témoignages élogieux

Très active dans la région de Saint-Jean-sur-Richelieu depuis de nombreuses années, sœur Colombe De Grandpré a suscité plusieurs témoignages, à l’annonce de son départ vers Longueuil. Nous reproduisons ci-dessous, avec la permission des deux médias, les deux articles parus récemment la concernant.

Une petite femme de rien du tout…1

Lise Dallaire

Bientôt, elle nous quittera belle Colombe*, discrètement comme elle est venue

Après avoir visité ses vieux, ses pauvres et ses malades

Mis dans sa besace trois mouchoirs, une flûte et un vieux livre.

Haute comme trois pommes, discrètement, mine de rien,

Colombe a fait mer et monde pour nous… et elle nous manquera bien

 

Non, elle ne recevra pas de médaille; l’idée la ferait bien rire

Elle ne s’en est jamais encombrée dans ses incroyables périples

Au Niger ou autre lointains pays d’Afrique

Où elle a enseigné les maths et mille autres trésors

Et où elle a – quand même – appris des choses et… attrapé une maladie exotique

 

Curieux qu’on puisse passer de prof de maths à Montréal-Nord

À missionnaire en Afrique – où l’eau est plus précieuse que l’or

Pour finalement se retrouver au Centre de Bénévolat d’Iberville,

Puis du jour au lendemain, curé de secours à Longueuil, puis à Saint-Blaise

Avec la même aisance qu’au bazar du sous-sol de Saint-Athanase.

 

Elle constate que les livres manquent aux malades et aux personnes isolées

Qu’à cela ne tienne! Elle crée, gère et trimballe une bibliothèque volante

Jamais avare d’idées et d’énergie elle donne de passionnantes conférences

Et porte chaque jour à manger aux personnes âgées et malades

Infatigable, elle visite aussi les personnes seules jusqu’à un âge très avancé

 

Il est temps pour nous de lui dire merci et pour elle de rentrer au bercail

Reposer ses vieux os chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie,

Ses compagnes continueront sûrement à faire leur prière

Avant de monter dans sa voiture car, dit-elle, c’est le Christ qui la conduit.

Dormez tranquilles; nous savons qu’Il sait faire les meilleurs choix.

*Révérende Colombe de Grand-Pré, Sœur des Saints Noms de Jésus et de Marie

1 Article paru le 23 mars 2016 – Le Courrier du Haut-Richelieu

 

 

La passion de Sœur Colombe De Grandpré2

Monsieur le directeur,

Colombe a une passion, c’est d’aider les autres. Pendant toute sa vie, elle l’a fait gratuitement, car elle est soit bénévole, soit à salaire qui s’en va tout droit à la communauté.

Eh oui, elle est religieuse. Une espèce en voie de disparition, relent du passé. Elle s’est adaptée aux temps modernes, en mini communauté puis finalement seule en appartement comme une grande et combien autonome. Tellement autonome qu’elle en a redonné et en redonne encore plein à d’autres de l’autonomie.

Fournir de l’aide, elle l’a fait à l’international (en Afrique au milieu d’une population aux valeurs simples et généreuses), à l’intersocial (comme curé de paroisses au milieu de classes sociales variées de villages et quartiers), à l’inter-individuel (en attrapant l’un et l’autre dans son aventure à travers ses ingéniosités et toutes les tâches des nombreux services d’action bénévole auxquelles elle a participé).

Une bonne sœur et une passion! Eh oui, ça fait tout de suite penser à ce film. La passion d’Augustine, qui est là juste par hasard pour coïncider avec la retraite de Sœur Colombe. Ce film, j’ai pris la chance et j’ai eu la chance de le voir chez moi en DVD juste avant la remise des prix annuels du cinéma québécois qui l’a mis très en évidence.

Je fus étonné de voir que ce pan d’histoire de notre histoire nationale soit tout d’un coup si bien accepté. Le phénomène est dû, en fait, au personnage d’Augustine.

Quand on rejette tout en bloc, tout un ensemble, on écorche, on ne ménage rien, on ne nuance pas. Mais vu sous un angle différent, individualisé, l’intérêt qu’on accorde à un individu isolé permet une meilleure compréhension des choses, ce qui amène à élargir nos horizons : c’est Augustine et sa passion qu’on accepte d’abord et qui nous amène ensuite à son monde qu’on comprend mieux et accepte mieux.

Cette histoire d’Augustine s’est jouée chez nous, au CAB d’Iberville, non pas en une heure et demie, mais sur plusieurs années avec un personnage tout aussi attachant, Sœur Colombe De Grandpré. Avec, en plus, les autres religieux actifs chez nous comme bénévoles, cela nous permet de voir sous un angle bien différent des clichés habituels les prétendues incompatibilités des enjeux religieux et sociaux.

Ainsi que voit-on? À travers les soubresauts et autres mouvements de nos sociétés circulent des êtres, des êtres qui se ressemblent et qui se distinguent par leurs intentions. Ils sont de tout temps, de tout milieu, de tout genre.

Ils vont selon leur bonne volonté et s’accommodent simplement des sociétés, des environnements, des périodes d’histoire qu’ils traversent. Les décors changent, ces êtres restent. Sans doute sont-ils éternels. Heureux sont ceux qui les croisent en chemin.

Merci Sœur Colombe!

Normand Théberge

CAB Iberville

2 Article paru le 21 avril 2016 – Section Opinions - Le Canada Français

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