Dans la section: En souvenir

Sœur Germaine Marchand

" À ceci on reconnaîtra que vous êtes mes disciples: à l'amour
 que vous aurez les uns pour les autres"
(Jn 13, 35)

Le 23 avril 2016, sœur Germaine Marchand,
en religion M.-Fernand-Adrien,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 94 ans dont 75 de profession religieuse.
Née à Saint-Roch de l'Achigan, Québec,
elle était la 2e des 14 enfants
d'Adrien Marchand et de Marie-Jeanne Barbier.

Née dans une famille de cultivateurs où les enfants se succèdent, Germaine apprend jeune à collaborer aux tâches domestiques. A 16 ans, elle entre au noviciat des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qu'elle connaît pour avoir fréquenté, pendant 7 ans, le couvent de son village, St-Roch de l'Achigan et avoir aidé, au couvent d'Hochelaga, les deux dernières années.

Novice missionnaire, sœur Fernand-Adrien est nommée cuisinière au couvent de Longueuil. Les quelques années suivantes, elle est réfectorière à la maison mère, cuisinière au couvent de Viauville et aide infirmière à la maison mère. Sœur Fernand a démontré ses habilités. Sa vie religieuse au service des élèves et de ses consœurs la verra comme réfectorière pendant plus d'une vingtaine d'années, principalement aux Pensionnats de Viauville, Marie-Rose et Mont-Royal. Son sourire, sa joie de vivre, ses petites attentions conquièrent l'affection des élèves.

Une dame, qui, jeune élève il y a 65 ans, a connu sœur Fernand, a voulu être présente aux funérailles; elle témoigne: "Je ne l'ai jamais oubliée!"
 
Une autre dit: "Nous aimions sœur Fernand, nous la voyions au réfectoire où elle prenait bien soin de nous. Je me rappelle qu'elle préparait des couronnes pour récompenser les petites, qu'elle enjolivait les pots de fleurs pour ajouter de la chaleur au local."

Après des études comme infirmière auxiliaire, elle prodigue des soins à notre infirmerie de la maison mère. Sœur Fernand est plutôt calme, taquine et disponible jour et nuit. Les sœurs malades l'apprécient. Elle sait égayer, prévenir leurs besoins.

"Alors que j'étais en convalescence à l'infirmerie, sœur Fernand-Adrien qui aimait jouer des tours, augmentait à mon insu, d'un repas à l'autre, ma portion de nourriture. Ne voulant rien laisser, je faisais effort pour vider mon assiette, jusqu'au jour où, n'en pouvant plus, à regret, je lui ai dit que j'en avais trop: c'est alors, devant son éclat de rire, que j'ai compris son procédé!"

Vers sa 80e année, sœur Germaine, dont les forces actives diminuent, passe un an au chalet Jésus-Marie de Saint-Sauveur. Peu après, elle est admise définitivement à l'infirmerie de la maison mère. C'est à son tour de recevoir des soins.  Douze années s'écoulent. Le plus souvent, elle est alitée. Le Saint Nom de Jésus est le refuge qui fortifie sa patience et lui rappelle l'amour qu'elle a reçu et donné en rendant heureux les gens de son entourage.

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